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Adrien Thomasson : « Ces joueurs sont un peu des génies »

1 décembre 2017
Le milieu de terrain du FC Nantes a accepté d’être le parrain du club nantais de Cécifoot, Don Bosco. Adrien Thomasson, via une vidéo mise en ligne sur les sites des deux clubs, a invité le public à se rendre à la première phase du Championnat de France B1 et B2/B2, organisée à Nantes samedi 2 et dimanche 3 décembre.

Ne le cherchez pas, il ne pourra honorer le rendez-vous de sa présence. Adrien Thomasson, parrain du club de cécifoot de Don Bosco Nantes (Loire-Atlantique) et milieu de terrain des Canaris, est retenu par le déplacement de son équipe à Saint-Etienne. Un match comptant pour la 16e journée de Ligue 1. Au lendemain du succès des Jaune et Vert contre Monaco (1-0), le Savoyard évoque son lien avec Don Bosco, le cécifoot et son intérêt pour le handisport. Entretien.

Adrien Thomasson, comment avez-vous tissé des liens avec le club de cécifoot de Don Bosco Nantes ?     

Cela remonte à deux ans. Lucas Deaux, un ancien joueur du FC Nantes (aujourd’hui à Guingamp) était proche de l’équipe de France. Un jour, il a fait venir un joueur à la Jonelière, notre centre d’entraînement. J’avais donc échangé avec eux et essayé. Je me suis rendu que ces joueurs étaient un peu des génies. Il est vraiment super difficile de jouer les yeux bandés.

Vous aviez fait un petit match…

Non, juste des penalties. Sur cinq essais, je n’en avais marqué aucun. Et j’avais raté deux fois le ballon.

Mais cela ne vous a pas dégoûté ?

A ça non (rires) ! Quand le club de Don Bosco m’a sollicité pour que je le parraine, j’ai accepté sans aucune hésitation parce que je connaissais la discipline.

Comment se matérialise ce parrainage ?

J’ai fait une vidéo pour inciter les amateurs de foot et le grand public à venir voir la première phase du championnat de France que le club organise samedi 2 et dimanche 3 décembre. Pour l’instant rien de plus n’a été envisagé mais je suis prêt à en faire davantage si le club le souhaite. Aller les voir lors d’un match, d’un entraînement…

Ou organiser un match opposant des joueurs du FCN à Don Bosco selon les règles du cécifoot ?

Ah oui. Ce serait certainement très difficile pour nous mais en compétiteurs, on jouerait le coup à fond. Mais, je crois que l’on prendrait quand même une bonne fessée.

En tant que joueur de football professionnel, estimez-vous que le cécifoot est vraiment du foot ?

Complètement. Cela fait partie intégrante de notre sport. Il y a les mêmes logiques d’opposition. Il faut marquer des buts, bien défendre. Il y a cette joie quand on y arrive. Après, j’ai aussi été très sensible à la complicité qui existe entre les guides et/ou entraîneurs et les joueurs. Quand un joueur marque, c’est un vrai partage avec le guide.

Le Havre AC a intégré une section cécifoot. Le Téfécé, via sa fondation a également une équipe et les Girondins de Bordeaux collaborent et ont le même nom que l’équipe pro. Est-ce envisageable à Nantes ?

Je ne sais pas. Mais ce pourrait être très bien.

 De manière plus générale, suivez-vous le handisport ?

Pas de manière régulière. Mais j’aime en regarder durant les Jeux Paralympiques. Lors des derniers Jeux, on a pu en voir donc je m’y suis un peu intéressé. Je trouve ça bien que les médias mettent en avant les Jeux Paralympiques, mais je pense que cela devrait être accentué.

Avez-vous des disciplines préférentielles ?

J’aime un peu tout mais je trouve les nageurs assez remarquables. J’aime bien aussi le tennis et le basket en fauteuil. J’ai eu l’occasion de tester le basket en fauteuil lorsque je jouais à Evian. Je me suis rendu compte à quel point il fallait avoir une bonne condition. Il faut des bras et du cardio ! // J. Soyer

© Jérôme Fouquet

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