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Axel Bourlon : « L’haltérophilie convient bien à nos profils »

8 avril 2021
L’haltérophile Axel Bourlon, 29 ans, vise les Jeux Paralympiques de Tokyo (24 août – 5 septembre 2021). Avec le pongiste Thomas Bouvais, ils pourraient être les deux seuls sportifs de petite taille à figure dans la délégation tricolore. Il espère susciter des envies chez les plus jeunes sportifs de petite taille.

Dubaï est coché sur sa carte du monde. En avril prochain, si les conditions sanitaires le permettent, Axel Bourlon ira défendre sa 8e place mondiale, synonyme de quota pour les Jeux Paralympiques de Tokyo, décalé à l’été 2021 en raison de la crise sanitaire liée au Coronavirus. Ce seraient alors les premiers de cet haltérophile roannais engagé en moins de 54 kg. « Sur le plan sportif, je suis assez confiant », lance Axel Bourlon, téléconseiller pour un courtier à Roanne, où il vit et s’entraîne.

Axel Bourlon, né il y 29 ans avec une achondroplasie, n’a jamais eu recours aux associations dédiées aux personnes de petite taille comme France Nano Sports ou l’Association des Personnes de Petite Taille (APTT). « Dans ma famille, je suis le seul en situation de handicap. Alors, j’ai toujours évolué dans un milieu valide et au sein du mouvement handisport. »

De 50 kg à 161 kg en trois ans

À 14 ans, c’est en voulant apprendre à nager qu’il découvre l’haltérophilie. Il raconte. « Je voulais faire de la natation en valide mais du fait de ma petite taille, je n’avais pas assez de force dans le dos pour nager. Je suis donc allé dans la salle d’haltérophilie du club Handisport Roannais. » Accueilli par Martine Servajean, haltérophile internationale ayant disputé les Jeux Paralympiques de Sydney (2000) et Athènes (2004), Axel Bourlon se prend très vite au jeu. « C’est une histoire de bonnes rencontres et de passion. » Pendant un an, il partage son temps libre entre les bassins et les bancs de musculation. « Mais je ne sais toujours pas très bien nager », plaisante-t-il. En revanche, il devient rapidement un espoir en développé-couché et musculation handisport. « En haltérophilie, seul le poids du corps compte. On ne tient pas compte du handicap. » Le nombre de personnes de petite taille étant assez important sur le circuit international, il a été question, un temps, d’une catégorie spécifique. « Cette discipline convient bien à nos profils parce que nous avons des segments assez courts », explique le multiple champion de France.   

Toutefois, son entrée en équipe de France a été longtemps retardée par un problème de règlement portant sur son amplitude du coude. « Malgré cela, j’ai toujours été bien encadré et suivi dans mon club handisport et en équipe de France, où j’étais quand même invité sur les stages. » Les portes se sont finalement ouvertes aux championnats d’Europe 2018. « J’ai beaucoup travaillé pour compenser cette amplitude. » Depuis, l’enfant de la Loire a établi un record international à 161 kg… au Japon. Comme un signe. « Je sais que l’on peut intégrer le mouvement handisport, alors si je peux favoriser des échanges avec les associations dédiées aux personnes de petite taille, poursuit Axel Bourlon. J’espère donner envie à d’autres. Actuellement, je suis le seul en haltérophilie handisport. »   

Rédaction : J. Soyer


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