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En 2018, les pongistes mettent le cap sur Tokyo 2020

12 janvier 2018
Stéphane Lelong, le directeur sportif du tennis de table à la FFH, a fixé un cadre pour 2018. Marquée par les championnats du monde individuels, en octobre, cette année compte aussi pour la qualification aux Jeux Paralympiques 2020, au Japon.
LELONG Stéphane Tennis de Table

Avec un peu de recul, quel regard posez-vous sur la prestation française au dernier Euro, disputé à Lasko (26 septembre – 5 octobre) ?

Nous totalisons neuf médailles, dont deux en or. Il y a deux ans, la France en avait récolté 17. Soit presque le double. C’est donc forcément insuffisant et pas satisfaisant. Néanmoins, je veux relever la bonne réaction de la majorité des joueurs entre des individuels décevants et les épreuves par équipe.

Qu’attendez-vous de 2018 en termes sportifs ?

Je pense qu’il faut réussir à les remettre sur le chemin de l’entraînement et de la performance. Certains échecs individuels lors de l’Euro vont permettre aux concernés de se remettre dedans et peut-être de penser une nouvelle organisation. Après, je ne nie pas ma part de responsabilités. Nous étions, du fait de mon arrivée, mais aussi en raison des changements à la FFH, dans une année de transition. En ce qui concerne la commission tennis de table, j’ai opté pour davantage de stages tournés vers les jeunes que vers l’Elite. J’ai désormais un regard complet. A moi de mettre en place la meilleure organisation.

Lors des championnats d’Europe, le staff a aussi éprouvé quelques difficultés. Où en est votre réflexion à ce sujet ?

L’évolution des missions de Jérôme Humbert au sein de la FFH, son absence, la restructuration de la quasi intégralité du staff par rapport à Rio 2016 ont pesé. Chaque entraîneur présent avait une grande expérience individuelle mais le manque de repères et de vécus communs nous a parfois empêchés d’optimiser nos qualités et nos forces. Nous allons donc nous réunir les 13 et 14 janvier pour un séminaire.

Quel sera l’objectif ?

Nous allons fixer notre cadre de valeurs et de travail. On va aussi définir plus précisément les missions de chacun, lister les tournois importants et établir un calendrier pour savoir quels coaches seront envoyés sur les différentes compétitions. On va également définir les responsables fauteuil, debout et jeunes. Je me dirige en effet vers un fonctionnement différencié.     

Vous allez aussi vous projeter sur les championnats du monde prévus en octobre ?

Oui. 2018, c’est le début du Tournament Crédit pour les Jeux Paralympiques de 2020. Nous aimerions donc bien pouvoir emmener tous les joueurs dans les critères et quelques-uns sur wild-card aux championnats du monde. Ceux qui peuvent logiquement prétendre à une qualification pour les Jeux afin de les habituer aux épreuves de cette envergure.

La réorganisation des épreuves par équipe, aux Jeux de Tokyo, peut-elle influencer vos réflexions ?

Ces Jeux Paralympiques vont marquer un petit tournant. Il n’y aura, en effet, plus de finale 3-4. Tous les demi-finalistes seront donc sur le podium. Par ailleurs, les regroupements de classes par équipe vont changer. Chez les féminines debout, il y aura une épreuve 6 à 8 et une autre 9-10. Cela ouvre donc de nouvelles perspectives de médaille dans cette catégorie. Idem en garçons debout et en fauteuil. Chez les debout, il y a un retour de l’épreuve par équipe 6-7 et un tableau unique pour les 8. L’équipe de France peut donc nourrir de nouveaux espoirs de médaille en 6-7. En 8, Thomas Bouvais et Elias Debeyssac pourraient avoir un coup à jouer. Quant aux fauteuils hommes, la classe 3 par équipe reste séparée du tableau 4-5. Nous allons donc réfléchir, avec les staffs et la direction technique, à l’opportunité d’engager une équipe dans chaque tableau. Dans tous ces cas de figure, il va aussi falloir que certains se qualifient. // J. Soyer

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