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Eric Flageul : « Un nouveau challenge »

31 mars 2016
Le skipper du Sonar de l’équipe de France handisport a accepté de rejoindre l’équipage skippé par Damien Seguin pour le Tour de France à la voile (8-31 juillet 2016). Une nouvelle aventure utile pour préparer les Jeux Paralympiques.
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Eric Flageul, vous voilà embarqué sur le Tour de France à la voile avec Damien Seguin ?

Oui. C’est un nouveau challenge qui s’offre à moi. Il s’agit de ma première participation au Tour de France. C’est une marque de confiance et une grande fierté. Je n’ai pas la prétention de compter parmi les meilleurs marins de l’hexagone, mais la majorité d’entre eux participe au Tour de France.

Pourquoi avoir accepté ?

Les motivations sont sportives mais pas seulement. Cela me permet d’intégrer un projet qui véhicule des valeurs auxquelles je suis attaché. A savoir : l’intégration des personnes handicapées dans le monde du sport et la société de manière plus générale. L’équipage est mixte handi-valide puisque nous serons deux skippers de l’équipe de France handisport.

Le Diam 24, le bateau du TDF, vous connaissez ?

Pas énormément. J’ai pu un peu m’entraîner dessus. C’est un multicoque que je n’ai pas pratiqué avant, mais nous avons eu quelques séances d’entraînement dessus.   

S’engager sur le Tour de France l’année des Jeux, n’est-il pas un peu risqué ?

Non. C’est une nouvelle expérience, complémentaire de ce que j’ai déjà connu. Le Diam 24 est un bateau plus rapide que le sonar. Il me faut donc être plus réactif, notamment dans l’analyse des confrontations avec les adversaires mais aussi au niveau des manœuvres. Ce type de support va aussi me faire progresser physiquement. Aussi, j’aborde ce Tour de France avec une pression moindre que celle qui existe en sonar.

Mais en matière d’agenda, ne risque-t-il pas d’y avoir des périodes de surcharge ?

Non. Au contraire. Je vais pouvoir alterner les sessions sur Diam 24 (entraînement et compétition) et celles sur le Sonar. Il va même y avoir une alternance permanente jusqu’au mois d’août. J’aurai aussi quelques jours de repos entre les sessions. Cela me convient parfaitement. J’aime avoir de la continuité et naviguer le plus souvent possible. Ainsi, je reste toujours mobilisé. Après, je dois aussi associer ce planning avec mon travail à l’Ecole Nationale de Voile.

Où en êtes-vous avec l’équipage du sonar (Bruno Jourdren et Nicolas Vimont-Vicary) ?

Nous sortons de deux mois consacrés à la gestion logistique de nos bateaux. Nous sommes déjà dans la préparation des Jeux Paralympiques de Rio, prévus du 7 au 18 septembre. Nous avons beaucoup planché sur le matériel et notamment les voiles utilisées au Brésil. Parallèlement, nous avons aussi travaillé sur le bateau que nous utiliserons lors de la Manche de Coupe du Monde à Hyères (Var) et aux championnats du monde à Medemblik (Pays-Bas) car nous n’aurons pas le même bateau qu’à Rio. En effet, dans la continuité de ce Mondial, nous avons un stage à Rio. Il nous faut avoir notre bateau des Jeux lors de cette dernière répétition sur le plan d’eau paralympique. Même si nous aimerions reprendre notre titre mondial, les Jeux paralympiques restent l’objectif majeur de cette année 2016. //J. Soyer

© Y-M Quemener

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