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Guillaume Domingo : « Une expérience très enrichissante »

13 novembre 2018
Nommé entraîneur national de la commission natation, il y a un an environ, Guillaume Domingo, 38 ans, continue d’apprendre chaque jour et s’enrichit. Après le premier stage de la saison, à Talence, il y a deux semaines, il se livre.

Guillaume, comment s’est passé le stage France, organisé du 28 octobre au 3 novembre ?

Très bien. Nous avions regroupé tous les nageurs des collectifs disponibles. Il y avait quelques absents puisque certains avaient également des stages dans leur club respectif. Les vacances sont souvent l’occasion pour les entraîneurs de club de mettre en place un regroupement pour unir leurs équipes. Nous avons aussi respecté cela. Néanmoins, on a bien travaillé, en tenant compte, bien évidemment, des échanges que nous avions eus avec les entraîneurs personnels. Nous insistons vraiment sur ces relations afin d’établir une continuité pour le nageur, par rapport à ce qu’il fait dans son club.

Quelles étaient les attentes du staff national ?

Nous avons posé les jalons de la saison. Nous voulions aussi permettre aux nouveaux venus (deux à trois nageurs) de prendre un peu leurs repères dans les collectifs France. Ces regroupements nous permettent aussi de créer du lien avec les nageurs afin de bien connaître tout le monde lors des déplacements internationaux. On veut aussi que les sportifs tissent et renforcent les liens entre eux et avec nous. Tous cela, contribue à la dynamique de fonctionnement global.

Comment appréhendez-vous votre fonction, après un an ?

Sami (El Gueddari, le DS) m’associe pleinement aux réflexions concernant la politique sportive. Parallèlement, nous travaillons avec Koen Van Landeghem sur les entraînements lors des stages et compétitions. Il est important pour les sportifs de bien comprendre que nous sommes, le staff, une équipe. Chaque entraîneur, membre du staff, est disponible pour chaque nageur. Nous ne sommes pas les entraîneurs attitrés de l’un ou de l’autre.

Vous épanouissez-vous ? 

Complètement. Je suis très heureux de travailler avec des sportifs motivés qui ont encore une belle marge de progression. Le partage avec les entraîneurs personnels me permet d’appréhender différentes visions de l’entraînement, c’est une expérience très enrichissante. Lors des stages, notre rôle est de proposer des entraînements en phase avec le niveau de forme, la période de préparation et les domaines travaillés en club au quotidien par les nageurs. En compétition, avant les épreuves, nous devons accompagner et nous faire le relais des entraîneurs personnels pour peaufiner tout ce qui a été préparé tout au long de l’année. Entraîneurs perso et nageurs sont les principaux artisans des résultats obtenus. Nous avons surtout la mission d’assurer un maximum de continuité dans leur dynamique. Le recul que l’on peut avoir, nous permet d’apporter un regard extérieur sur ce que les nageurs réalisent. Ceci permet de nourrir les échanges, réflexions avec les entraîneurs mais aussi les nageurs. Cela contribue à la progression de chacun.

Quel regard portez-vous sur le niveau maintenant que vous avez vécu un Championnat du monde et un championnat d’Europe ?

Les championnats du monde, en raison du report, étaient un peu particuliers. Nous étions un effectif réduit et Sami venait tout juste de prendre en charge la commission. Cela nous a permis de prendre des repères mais les championnats d’Europe m’ont permis de me faire une idée peut-être plus concrète du niveau général. Tout le monde était là. J’ai mesuré pleinement la nécessité d’anticiper en permanence pour éviter le maximum d’imprévus et permettre aux sportifs d’être toujours dans les meilleures conditions. Cela m’a conforté dans mon idée d’aborder pleinement les compétitions en tant que tel. Le staff doit également se préparer pour ces évènements, il ne faut pas se laisser happer par l’événement, le contexte et l’ambiance. Ne pas être spectateur, mais pleinement être dans notre rôle, disponible pour les sportifs.

Avez-vous ciblé des évolutions prioritaires à entreprendre dans votre fonctionnement ?

Notre équipe est encore jeune dans sa conception. On doit donc continuer d’apprendre à fonctionner ensemble, notamment lors des compétitions. Mais la communication est aisée et libérée entre nous, cela est précieux. Cela va nous permettre de bien cerner les progrès à mettre en place en termes de règles de vie et de fonctionnement au quotidien.    

Par ailleurs, nous devons encore accentuer nos relations avec les entraineurs personnels et trouver la bonne mesure entre ce que les entraîneurs me confient et l’harmonie de travail durant les regroupements. Tout cela avance dans le bon sens.  

Pouvez-vous nous faire un point calendrier ?

Les 15 et 16 décembre, les nageurs vont disputer les championnats de France 25 mètres à Thionville. Il s’agit du premier rendez-vous national d’importance. Ensuite, il y aura, en février, un stage et une World Series pour les nageurs des collectifs paralympiques et monde, en Australie. // J. Soyer

© G. Picout

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