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Jean-François Ducay arrête sa carrière internationale

27 octobre 2016
Médaillé d’or par équipe aux Jeux de Rio et d’argent à ceux de Londres en 2012, le Limousin, 37 ans, a décidé de mettre un terme à sa carrière avec les Bleus. Il continue néanmoins au niveau national.

Jean-François, quand avez-vous décidé de quitter la scène internationale ?

Ce n’est pas une décision prise sur un coup de tête. Cette décision remonte au début de l’année 2016, lorsque j’ai vraiment débuté ma préparation pour les Jeux de Rio. J’en ai parlé à mon entraîneur de club, Benoît Froment et à mon club afin de leur permettre de trouver une solution pour ne pas les prendre au dépourvu. Je ne me sentais plus prêt à me lancer dans de nouvelles préparations. J’ai d’autres projets en tête. L’autre fois, on s’est retrouvé avec des joueurs pour une cérémonie organisée pour les sportifs paralympiques. Lorsque j’ai entendu les autres joueurs parler des tournois à effectuer et à préparer, cela ne m’a pas fait envie.

En revanche, vous poursuivez au niveau national ?

Oui. J’espère évidemment me qualifier pour les championnats de France. Par ailleurs, je suis aussi devenu président de mon club, Panazol. Nous organisons d’ailleurs les finales de la Coupe de France cette saison. Parallèlement, je me suis aussi mis au rugby fauteuil pour conserver le rythme en faisant autre chose que du tennis de table. Je suis allé m’entraîner dans le club existant près de chez moi.

Quels sont vos projets ?

Rien n’est encore complètement défini. Mais j’aimerais, en fonction des projets et des visions de la nouvelle équipe, tant à la FFH qu’à la commission tennis de table, apporter un coup de main sur le développement de la pratique. Il serait bien de trouver de nouveaux joueurs en classe 1-2, de nouvelles joueuses en 1-2 et 3. Je crois qu’il y a quelque chose à faire auprès des centres de rééducation. En trouvant des pongistes maintenant, avec du travail et de la détermination, ils peuvent être compétitifs pour les Jeux 2024. Dans ces catégories, c’est tout à fait envisageable si l’investissement est à la hauteur.

Que retiendrez-vous de ces onze ans de carrière internationale (2005-2016) ?

Une multitude de choses. Ma première sélection lors de ces championnats d’Europe 2005 à Jesolo (Italie). L’état d’esprit et le collectif France. Nous avons un très bon groupe. Onze ans pendant lesquelles j’ai fait de super belles rencontres et vécu de belles émotions.

Et trois Jeux paralympiques…

Oui. Trois paralympiades très différentes. Les premiers, à Pékin, sont toujours très particuliers. Il y avait aussi eu une très belle cérémonie d’ouverture. A Londres, il y a eu ces ambiances et cette médaille d’argent en simple qui venait couronner quatre ans d’investissement plein. Ceux de Rio me laissent forcément un sentiment mitigé puisque nous gagnons l’or par équipe mais je perds dès les quarts de finale en simple. La faute à un match raté en poule. A cause de ce revers, je change de tableau et croise l’Anglais Robert Davies, le numéro un mondial.

Ces Jeux de Rio correspondent aussi à une médiatisation sans précédent ?

Oui. Cela n’a rien eu à voir avec les deux derniers. En France, bien entendu. Les retransmissions télé ont apporté une visibilité exceptionnelle. Il m’arrive d’être reconnu. Aujourd’hui, j’ai au moins une sollicitation par jour venant d’entreprise ou d’école. C’est super car très porteur. Cela peut donner envie à des personnes en situation de handicap, même important, de pratiquer du sport. Cela peut aussi rassurer les parents et les inciter à se renseigner.  

Parmi vos adversaires, quels sont ceux dont vous vous souviendrez ?

Il y a l’Allemand Holger Nikelis que j’ai affronté si souvent, notamment entre 2007 et 2013. On s’est vraiment livré de belles parties. Je n’ai pas spécialement d’affinités avec lui, mais je garde un grand souvenir de nos matches souvent importants. Sinon, il y a Robert Davies justement avec qui j’ai pas mal échangé. Je garderai le contact avec lui.  

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