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Jean-Marc, oreille attentive et œil bienveillant du Centre Fédéral

7 novembre 2017
Ancien journaliste, Jean-Marc Demoustier assure depuis 2011, la fonction de responsable administratif du Centre Fédéral. La structure, hébergée au Creps de Talence, regroupe les pôles France espoir de basket-ball et d’athlétisme. 
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« Régler les problèmes avant qu’ils ne se présentent ». Voilà comment Jean-Marc Demoustier explique sa mission. Il assure, depuis la création du Centre Fédéral, en 2011, le rôle de responsable administratif et manager de l’équipe de basket. « C’est un rouage essentiel du dispositif, développe Pierrick Giraudeau, coordonnateur du Centre Fédéral. Il est l’oreille attentive et bienveillante pour les jeunes. » Une fois, il lui est même arrivé d’aller chercher un jeune en centre-ville de Bordeaux, piégé par l’absence de trams et perdu dans la ville.

Si l’exemple est unique, il révèle l’implication de Jean-Marc Demoustier auprès des jeunes du Centre Fédéral. « Comme je ne suis pas en charge de la technique et de tout ce qui touche au terrain, un rapport différent se crée entre eux et moi. » Confident, attentif au développement humain du sportif, à son évolution scolaire aussi, le responsable administratif a trouvé le bon compromis pour garder la distance liée à sa fonction et endosser le rôle de « papa ou de grand-frère de substitution.  Il peut, en revanche, sanctionner ou alerter en cas de problèmes de comportement dans l’univers scolaire, mettre en avant des difficultés et essayer de trouver les solutions pour aider l’élève à les surmonter.

Il veille aussi à rassurer les parents, « souvent plus inquiets que les enfants à l’idée de couper le cordon ». En début de parcours au Centre Fédéral, il entretient un lien régulier avec les familles. « Cela me permet aussi de mieux connaître l’enfant », ajoute l’homme aux plusieurs vies. 

Ancien handballeur de haut niveau, Jean-Marc Demoustier, 59 ans, a fait connaissance avec le mouvement handisport au cours de sa deuxième vie professionnelle. « Grâce au handball, j’ai effectué des piges pour Sud-Ouest. Journaliste en free-lance, j’ai réalisé des articles sur les équipes de France venues en stage à Bordeaux avant les Jeux Paralympiques de Barcelone en 1992. » L’intérêt est immédiat.

Collaborateur pour la revue de la Fédération Française Handisport, il suit l’équipe de France de basket aux Championnats du monde 2002 au Japon. La greffe prend de suite avec l’équipe. Manager de l’équipe nationale à la demande de Maurice Schœnacker, le référent de l’époque pour la FFH, il prend, en 2005, en charge la direction de la cellule jeunes de la commission, puis le managérat de l’équipe de France Espoir.

En 2011, lorsque le pôle France Espoir de basket est mis en place au Creps de Talence, la FFH l’installe comme responsable administratif. Une nouvelle aventure pour Jean-Marc Demoustier. « C’était nouveau pour le basket handisport, la FFH, les jeunes et moi-même. Ce cumul de nouvelles expériences m’a séduit, explique-t-il. Ce rôle organisationnel répond pleinement à ce que j’aime faire. Planifier des formations, des réunions mais aussi les déplacements dans le cadre du managérat de l’équipe me va bien. » L’idée de travailler avec les staffs sportifs et techniques, de fédérer les projets et de mutualiser les énergies a également été déterminant dans son choix d’accepter cette mission. Sans oublier ses origines. « Je suis né à Talence et 100 % Bordelais. »

Au quotidien, Jean-Marc Demoustier est donc un facilitateur de vie. De celle des pensionnaires du Centre Fédéral. Depuis cette saison, le pôle athlétisme a rejoint celui du basket. « Cela induit un surcroît de travail mais aussi de plaisir. Les athlètes ont apporté une énergie positive supplémentaire, garantit le référent administratif. Il y a une vraie osmose entre les deux groupes. »

Jean-Marc Demoustier intervient aussi, à titre consultatif, sur le recrutement des jeunes. Le projet repose sur trois aspects : sportif, scolaire et social. Lui s’occupe des pans scolaire et social. « Lors des journées de sélection, je m’entretiens avec les candidats afin d’essayer de cerner s’ils vont parvenir à s’intégrer dans un groupe de personnes en situation de handicap et dans une importante structure réunissant plus de 300 jeunes. J’évalue leur autonomie. Je dois cerner si le jeune est en capacité de tenir le coup. Que ce soit sportivement, scolairement ou dans une vie de groupe quand même très intense. » // J. Soyer 

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