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Julien Casoli : “Je me sens bien”

2 juin 2015
Quelques semaines après avoir remporté le Marathon de Paris fauteuil pour la deuxième fois de sa carrière, Julien Casoli nous livre ses réflexions sur cette victoire de prestige et sur la suite de sa saison.

Après 2012 vous vous êtes imposés une nouvelle fois à Paris, c’était un objectif ?
Pas vraiment. Bien sûr je suis très content de cette victoire, comment ne pas l’être après une belle course, mais cette épreuve représente plus une étape dans ma saison qu’un véritable but. Courir de longues distances me permet de faire du foncier et de « prendre de la caisse » dans ma préparation. C’est très important. Maintenant, gagner c’est toujours bien et je ne boude pas mon plaisir.

Gagner à Paris, en France, cela change les choses tout de même ?
Sur le plan des sollicitations et de la notoriété c’est certain. J’ai eu plus de messages de félicitations pour cette victoire que pour ma médaille paralympique sur le 5000m des Jeux de Londres en 2012.

Pas trop de regrets de ne pas avoir couru le Marathon de Londres, le 26 avril dernier, qui octroyait le titre de champion du monde ?
Après coup un petit peu car j’ai justement battu le vainqueur, Joshua George, à Paris. Je me dis que j’aurai eu ma chance. Mais j’aurai d’autres occasions de le courir quand je m’éloignerai de la piste dans quelques années.

Justement, quels sont vos objectifs cette année sur la piste ?
Mes deux distances préférées restent le 800m et surtout le 1500m qui est la course phare pour les fauteuils. J’aimerai bien monter sur le podium sur ces distances lors des mondiaux au Qatar à l’automne (22-31 octobre). Mais je vais refaire un peu de 400m également, ça va être intéressant.

Quel va être votre programme à court terme ?
Fin mai-début juin, je vais aller en Suisse à Nottwil, où il y a toujours un bon niveau de performance et de concurrence, puis il y aura les championnats de France Open de Paris-Charlety les 9 et 10 juin puis des meetings au mois de juillet.

Et cet été pour maintenir votre niveau de forme avant les mondiaux ?
Je vais faire trois stages sur août et septembre. En juillet, je vais relâcher un peu l’entraînement, avant de refaire du foncier à partir d’août. A 32 ans, je me connais mieux et je privilégie plus la qualité à la quantité. J’ai décidé en plus de faire de la préparation physique et je sens que cela m’apporte beaucoup. Enfin, mes pépins de santé des deux dernières années semblent avoir disparu, je me sens donc vraiment bien.

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