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La France ira aux Championnats du monde

30 octobre 2017
Reportés en raison du tremblement de terre qui a frappé Mexico début septembre, les championnats du monde, initialement prévus entre fin septembre et début octobre, ont été reportés. Ils se tiendront du 28 novembre au 8 décembre et la France y sera représentée.

Sami El Gueddari, nouveau directeur sportif de la natation handisport, va entrer dans le grand bain sans préambule. Initialement prévus du 29 septembre au 9 octobre, les championnats du monde prévus à Mexico vont finalement se tenir, sur le même site, du 28 novembre au 8 décembre. Si les délégations devraient être hébergées dans des hôtels un peu différents, les épreuves, elles se dérouleront dans le même bassin aquatique. Mais certaines nations, contrairement à la France ont décidé de faire l’impasse.

Sami El Gueddari, la France va finalement aller aux championnats du monde à Mexico ?

Oui. Nous avons fait ce choix. Néanmoins, l’équipe ne comptera que cinq sportifs au lieu de six initialement. Ce sera une délégation très jeune puisque c’est Elodie Lorandi qui ne part pas.

Pourquoi ?

Elodie est une nageuse confirmée, déjà multiple médaillée mondiale et paralympique. Il n’y avait aucun intérêt si ce n’est conquérir des titres alors que l’adversité ne sera pas toujours représentative. Et cela se serait fait au détriment de sa planification pour les Jeux méditerranéens et les championnats d’Europe 2018. Elodie ne souhaitant pas s’arrêter sur un championnat du monde annulé, elle s’est immédiatement projetée sur ces deux rendez-vous majeurs. Et c’est tant mieux car l’équipe est jeune. Quatre d’entre eux sont mineurs. Elle va donc pouvoir faire profiter de son expérience à ces jeunes équipiers .

En attendant, ces jeunes vont découvrir un championnat du monde dans un contexte un peu différent…

Oui. C’est l’occasion pour trois d’entre eux de vivre une compétition internationale de référence. Si Anaëlle Roulet a déjà vécu de tels rendez-vous et Théo Curin des Jeux mais Emeline Pierre, Maël Cornic et Ugo Didier, eux, seront en découverte. Ils vont pouvoir se familiariser avec les exigences d’une telle épreuve : chambre d’appel, protocoles… Néanmoins, le format de ce championnat du monde sera un peu différent puisque des nations ne seront pas là. D’autres ne vont pas envoyer leurs meilleurs nageurs.

Quels vont être les changements concrets ?

Nos nageurs vont souvent se retrouver en finale directe. Et parfois l’adversité sera moindre que prévue. Mais ce n’est pas forcément important puisque nos attentes sont différentes. Outre la place, on sera surtout vigilant aux temps. Ils doivent être capables de nager pour eux, de se concentrer sur leur performance. Certaines fois, les différences entre le premier et le quatrième seront très importantes…

Nager une finale directe va aussi les obliger à tout donner dès leur première course…

Evidemment. Cela peut ajouter de la pression. Mais c’est aussi intéressant puisque c’est ce vers quoi ils doivent tendre. Aux Jeux comme lors des championnats du monde, ils devront être capables d’aller vite dès les séries. Et un peu comme aux Jeux, cette fois aux championnats du monde, ils n’auront pas de deuxième chance. 

Comment les Français ont-ils abordé ce report ?

Anaëlle Roulet avait programmé une pause après les Mondiaux. Elle l’a observée. Elle ne sera donc pas forcément au top de sa forme. Aucun d’entre eux ne le sera d’ailleurs. Même si les plus jeunes, tous au pôle de Vichy ont continué de s’entraîner, ils étaient programmés pour atteindre leur pic de forme fin septembre. Ils vont donc devoir répondre aux attentes fixées avec le staff en termes de comportement, de chronos et emmagasiner de l’expérience. // J. Soyer

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