A+A-

Olivier Cusin écrit l’histoire du rugby fauteuil tricolore

10 septembre 2015
Depuis qu’il est à la tête de l’équipe de France de rugby fauteuil, la discipline a écrit les plus belles pages de sa jeune histoire. À Pajulahti en Finlande il tentera de pousser ses hommes vers une deuxième qualification paralympique consécutive, quelques mois après avoir inscrit un premier titre international à son tableau de chasse. Calme et méthodique, il passe des heures à analyser les formations adversaires de l’équipe de France à la recherche du petit détail qui lui donnera l’avantage en tournoi. 

Sous sa houlette, l’équipe de France de rugby fauteuil s’est faite une place parmi les meilleures nations de la planète. Première participation paralympique à Londres en 2012, première participation à un Mondial à l’occasion de l’édition 2014 d’Odense et un titre européen en division B décroché en avril dernier, l’histoire de la discipline est intimement liée au parcours de son entraîneur, Olivier Cusin. Ancien joueur de rugby à XV, c’est un rugbyman dans l’âme. Il a d’ailleurs fait ses armes du côté de Bourgoin-Jailleu, au poste d’arrière, mais est venu au rugby fauteuil par hasard. Un coup de fil d’un ancien adversaire de terrain, devenu tétraplégique à la suite d’un accident de voiture survenu le jour de la demi-finale de la Coupe du Monde 95 de rugby à XV. Stéphane Moulin venait de monter un club et lui demandait un coup de main, c’était en 2007. Rapidement il a pris en main l’équipe engagée dans le circuit national et fait la connaissance du Belge  Koen  Delen, alors entraîneur national. Ce dernier lui a véritablement mis le pied à l’étrier. Il est devenu l’héritier de cet homme qui lui a confié les commandes de l’équipe de France, avant de rendre son tablier. A chaque grande étape franchie, il ne manque pas d’évoquer le Belge, aujourd’hui décédé, avec émotion.

Décrocher un 2e ticket paralympique

Conseiller financier, Olivier Cusin est un besogneux. Cet été encore il a passé une grande partie de son temps à décortiquer des heures de match sur son ordinateur. Il cherche, encore et encore, les petits détails qui permettront aux Bleus de prendre le dessus sur leurs adversaires. En Finlande il faudra être finaliste pour décrocher un ticket pour les Jeux Paralympiques de Rio. Une finale qu’il va falloir aller chercher en prenant, dans un premier temps, l’une des deux premières place du groupe A où il faudra éliminer l’un des deux grands favoris du tournoi : la Grande Bretagne au sommet du classement européen ou la Suède, double championne d’Europe en titre. Une chose est sûre, une des grandes nations du rugby fauteuil européen sera écartée des demi-finales.

Le dernier face à face avec les Suédois, adversaires les plus probables dans la course à la deuxième place du groupe A, en compétition officielle a eu lieu lors du dernier Mondial. Les Bleus l’avaient alors emporté dans les toutes dernières secondes (51-50). Et des matches comme celui-là, Olivier Cusin s’attend à en vivre d’autres en Finlande, tant le niveau se densifie. Le Danemark, qui risque de croiser le chemin des tricolores en demi-finale est également un client de choix. Les Danois ne manqueront pas de faire valoir leur cinquième place obtenue la saison dernière à l’occasion du Mondial organisé sur leurs terres. Pour relever ce défi l’entraîneur national a fait appel à un effectif où figurent 11 des 12 joueurs vainqueurs de l’Euro B. Des joueurs dont la mission principale est de décrocher le deuxième ticket paralympique du rugby fauteuil tricolore.

Si le précieux sésame n’est pas décroché à l’issue de l’Euro, les Bleus devront en passer par un tournoi de qualification paralympique où deux derniers tickets seront mis en jeu. Une étape qu’Olivier Cusin et ses troupes comptent bien passer pour écrire une nouvelle page de l’histoire de la discipline, en France. // A. Daviré

Autres articles sur ce thème : Actualité / Rugby fauteuil
PARTAGER Envoyer par Email Partager sur Twitter Partager sur Facebook
haut de page