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Rencontre avec Léa Mazza

4 janvier 2016
Léa Mazza a une voix souriante. Fière Bretonne, qui aura 16 ans en février, elle vous parle d’une manière enjouée et vous laisse sur une belle impression à la fin de la conversation. Athlète fauteuil de l’équipe de France l’été dernier aux Jeux européens de la jeunesse, d’où elle a ramené les titres sur 100m et 200m, la protégée de Godelive Hartmann, au club Iroise Athletic de Saint-Renan, est une courageuse dans une discipline exigeante. Un peu esseulée chez les féminines, Léa Mazza ne se démobilise pas pour autant et compte faire ce qu’il faut pour battre ses records personnels et tenter l’aventure du 400m en 2016. Mais attention, pas de prise de tête ! Le sérieux n’empêche pas de profiter de la vie et de vivre au jour le jour a-t-elle bien répété. D’ailleurs, il n’est pas impossible que certains très bons jours lui soient promis dans le futur…

 

Pourquoi avoir choisi l’athlétisme ?

C’est un sport qui m’a plu tout de suite quand je l’ai découvert il y a un peu plus de deux ans maintenant. Il m’aide à me dépenser physiquement et mentalement. C’est une discipline qui permet de canaliser mon énergie et de me faire oublier le reste. Ca me fait du bien.

La première fois que tu as porté le maillot de l’équipe de France, quelle a été ta réaction ? 

D’abord j’ai été fière de moi car j’allais représenter la France, puis j’ai pris cette sélection comme la concrétisation de mes efforts. Je n’étais pas là pour rien. J’ajoute que lors des Jeux européens de la jeunesse où j’ai connu ma première sélection, l’ambiance a été très bonne et que j’en garde un super souvenir.

Quel athlète handisport admires-tu le plus ?

Je trouve qu’ils ont tous un incroyable parcours sportif, il est donc difficile de dire celui ou celle que j’admire le plus. Maintenant j’aime la simplicité et la gentillesse de Marie-Amelie Le Fur, la personnalité de Denis Lemeunier (président du comité handisport de Bretagne) qui suit mon parcours depuis le début, et les conseils de Julien Casoli qui n’a jamais hésité à échanger avec moi.

Tu deviens capitaine de l’équipe de France et tu dois parler à l’équipe, quel discours tiens-tu ?

Je dirais aux athlètes qu’ils sont là pour représenter leur pays, qu’ils méritent leur sélection et que beaucoup de jeunes sportifs handisports les admirent pour leur parcours.

Que retiendras-tu des championnats du monde de Doha 2015 ?

En regardant ces mondiaux je me suis dit qu’il me restait beaucoup de temps avant d’arriver à un tel niveau car il est très élevé. En ce moment, je m’entraîne trois fois par semaine, je ne peux pas faire plus avec le Lycée et ma seconde, mais on va essayer de placer une séance de préparation physique supplémentaire cette année.

Ton objectif sportif en 2016 ?

J’ai envie de me lancer sur le 400m en compétition, tout en battant mes records personnels sur les autres distances.

Ton meilleur souvenir d’athlète ?

Les championnats d’Europe en Croatie car c’était un très beau voyage et l’ambiance était vraiment géniale. Avec tous les jeunes de – 20ans on a passé un chouette séjour.

Ton pire souvenir d’athlète ?

Je suis encore jeune donc je n’ai pas ce type de souvenir. Parfois, je suis un peu déçue d’une course mais quoi qu’il arrive ça me fait quand même plaisir d’y participer.

Quelle musique écoutes-tu avant une compétition ?

En général, c’est une musique du moment assez boostante et motivante du genre David Guetta.

Si je te dis Jeux de Rio 2016, Mondiaux de Londres 2017 et Jeux de Tokyo 2020, tu me réponds quoi ?

Je vais répondre qu’y participer devrait être exceptionnel mais je n’y pense pas encore. Je préfère me concentrer sur les compétitions à venir. Il faut faire les choses étape par étape. Les bonnes choses viendront quand elles viendront. // R. Goude

 

Le mot de Jean-Baptiste Souche

« Léa est une jeune athlète comme on aimerait en avoir plus souvent. Elle a débuté l’athlétisme jeune, montre une motivation sans faille, et dispose de qualités physiques parfaites pour la pratique de l’athlétisme en fauteuil. Il y a malheureusement trop peu de concurrence du même âge en France ou en Europe, et Léa est souvent réduite à courir seule, ou contre des coureurs bien plus âgé et expérimentés. Gageons qu’elle sera bientôt à leur niveau ».

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