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Retour d’expérience : Arnaud Repellin, les spécificités de la pratique sportive sourde

8 juillet 2020
Sportif de niveau international et amoureux des sports d’hiver, Arnaud Repellin a remporté des titres majeurs sur les pistes françaises et mondiales de ski alpin. Actuellement membre du Comité Départemental Handisport de la Drôme et moniteur de ski, il nous livre les petits secrets de l’immense univers qu’est celui des sourds. Quels sont les grands enjeux de la communication, quels liens subsistent entre les personnes sourdes, quels critères sont essentiels dans la pratique sportive ? Coup de projecteur sur la communauté sourde et ses spécificités.

FFH : Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur votre parcours au sein de la Fédération Française des Sourds de France et dans le mouvement Handisport ?

Arnaud Repellin : Vers l’âge de 16 ans, je suis entré à la Fédération Française des Sourds de France comme sportif international de ski alpin. Je pratiquais le ski depuis tout petit, mon père étant moniteur de ski, j’ai rapidement baigné dans les sports d’hiver. En 1988 à Schladming (Autriche), j’ai eu la chance de participer aux premiers Jeux Européens des Sourds et de ramener trois médailles de bronze. C’est à partir de cette compétition que j’ai découvert la communauté sourde. Auparavant, je pratiquais en inclusion avec les sportifs entendants (club de Saint-Pierre de Chartreuse, 12 titres de champions de France) et je n’étais pas focalisé sur la pratique sportif des sourds. Par la suite, j’ai été sélectionné pour les Jeux Mondiaux des Sourds (Deaflympics) de 1991, à Banff Lake Louise au Canada (médaille d’or et médaille d’argent), puis en 95 à Ylläs en Finlande (médaille d’or).

Il y a 7 ans, je suis rentré à la FFH au Comité Handisport de la Drôme, puis j’ai été nommé membre du comité directeur de la ligue Auvergne-Rhône-Alpes handisport (AURA) et enfin, membre du bureau du Comité de Coordination des Sportifs Sourds de France (CCSSF).

Comment le sport peut aider le développement des personnes sourdes ?

A.R : Ce qui est intéressant dans le sport, c’est cette notion de leadership. Il faudrait pouvoir valoriser, un leader, un champion des sourds dans chaque milieu sportif pour montrer aux futures générations que tout est possible et qu’il faut garder espoir. Réussir à aller au-delà de ses limites par la pratique sportive, c’est démontrer qu’il n’y a pas de frontières, malgré le handicap. Je suis moniteur de ski, c’est bien la preuve que rien n’est impossible pour qui que ce soit et que le sport est un fort vecteur de développement personnel, mais aussi professionnel.

Rédaction : S. Grandol 

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