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VOILE : La pratique sportive en équipage

7 novembre 2014

La voile handisport s’est développée à la fin des années 90 par la pratique en monoplace : sur MiniJi ou en classe Paralympique, le 2.4. La victoire de Damien Seguin en 2.4 lors des Jeux Paralympiques d’Athènes marquera un tournant dans la pratique sportive des personnes en situation de handicap (moteur ou visuel). Elle participera à l’avènement du Sonar en France, la série paralympique, en équipage.

 

Ainsi, à partir de 2005, le Pôle France handisport Voile implanté à l’ENVSN, accueille la série Sonar (quillard de sport à 3 équipiers). Durant la paralympiade de Pékin, une dizaine de coureurs vient s’entraîner sur le support, avec à la clé, une première participation de la France couronnée d’une médaille d’argent aux Jeux Paralympiques de Londres, puis de deux titres de champions du monde en 2013 et 2014.

L’engagement des deux fédérations (FFH et FFVoile) à développer la pratique en équipage via le Sonar, répond à un désir des coureurs handicapés de pouvoir se confronter à leurs pairs, en équipage. L’originalité du Sonar repose sur un équipage composé uniquement de coureur handicapés. Le niveau du handicap fonctionnel des équipiers est évalué selon une échelle de 1 à 7. Cette classification spécifique est définie par l’IFDS, la fédération internationale qui gère la pratique sportive handivoile. Plus la personne est handicapée, moins elle totalise de points.

 

La pratique en équipage s’organise autour de trois grands principes :

1. Le cumul du handicap de chaque coureur au sein de l’équipage ne doit pas dépasser 14 points ;

2. Un des membres de l’équipage doit être assis à l’intérieur du cockpit ;

3. Les aménagements proposés doivent être soumis à l’IFDS.

 

Etre marin avant tout

Il n’est pas rare de croiser en quillard de sport (type dayboat), des navigants en situation de handicap. Par exemple : Bruno Jourdren à la barre d’un Classe 8 ou d’un Melges 24 ou encore de Luc Videau sur un J24 ou un Laser SB3, … Malgré leur handicap ces navigants ne disposent pas d’aménagement particulier. Ils cherchent avant tout à optimiser l’ergonomie de leur bateau. Ce désir de ne pas faire appel à un aménagement spécifique devient un point fort dans la préparation de leur bateau.

La particularité de leur engagement repose sur le caractère spontané de leur démarche animée par le sentiment d’être marin avant tout.

Deux autres leviers semblent initier ces projets. Le premier est le contexte de la mixité des coureurs handi/valide au sein d’un même équipage et l’engagement personnel des marins précités à piloter leur projet. Dans le cas contraire, l’intégration de l’équipier handicapé est tributaire de la volonté de l’équipage.

 

4 projets majeurs

Il existe de nombreuses initiatives pour l’intégration d’équipier handicapés lors de compétitions en habitable. D’un point de vue réglementaire, le nombre de personnes handicapées à bord est limité par un ratio de 50%.

Citons les quatre projets qui se sont fait connaitre auprès de la commission voile de la FFH :

• le team Jolokia, la mixité au sens large ;

• le projet porté par Kevin Cantin (membre du collectif France Jeune) avec une participation au trophée des ports vendéens ;

• les projets étudiants présentent un volet intégration des handi dans leurs courses;

• le projet porté par les Côtes d’Armor.

Seul, le quatrième projet fait appel à un aménagement spécifique ; celui du poste de barreur, partagé par deux marins tétraplégiques. // Jean-Jacques Dubois

 

Pour en savoir plus sur les aménagements possibles sur sonar, rendez-vous sur le site web de la commission voile handisport

 

Pour en savoir plus sur les aménagements possibles sur sonar, rendez-vous sur le site web de la commission voile handisport

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