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Rencontre avec Jean-Pierre Louradour

5 juillet 2024
Une fois par mois, nous partons à la rencontre de ces personnes qui donnent de leur temps pour la Fédération Française Handisport et qui s’investissent chaque jour pour faire bouger les lignes, que ce soit dans un club ou un comité. Ce mois-ci, Jean-Pierre Louradour, président d’un club de basket fauteuil, a répondu à nos questions sur son investissement chez Handisport.

Quel est votre rôle au sein de la FFHandisport ?
Jean-Pierre Louradour : Je suis président du Toulouse Iron Club, club affilié à la FFH et qui a été crée en 1977 ! Son numéro d’origine est « Toulouse Invalide Club », nom qui a été modifié en 2013.

J’occupe ce poste depuis 2020, un rôle que j’avais déjà eu pendant 5 ans il y a quelques années, après avoir été vice-président. J’ai été joueur de l’équipe à partir de 1981, lorsque j’ai intégré le club !

Qu’est-ce que votre rôle vous apporte sur le plan personnel ?
J-P.L. : Que ce soit en tant que joueur ou en tant que dirigeant, j’ai toujours aimé être actif. Aujourd’hui, être à la tête d’un club demande énormément d’investissement et c’est presque du 7 jours sur 7. C’est très prenant dans mon quotidien !

Mais c’est un investissement qui reste un vrai plaisir pour moi et je continue à donner de mon temps pour le club de mon cœur, toujours avec sourire et énergie !

Avez-vous un métier à côté ?
J-P.L. : Désormais à la retraite, j’ai eu une carrière dans l’informatique. J’ai commencé comme programmeur (tout ce qui touche à la gestion) et j’ai évolué petit à petit comme chef de projet, responsable qualité, responsable service clients, etc. 

Je suis à la retraite depuis 2020 !

Êtes-vous passionné par le sport ?
J-P.L. : Originaire de Toulouse, je suis évidemment passionné par le rugby mais pas uniquement ! J’apprécie beaucoup les sports collectifs, le foot, le basket, le hand, etc. Lors des Jeux, je prends plaisir à m’intéresser et à suivre pas mal de disciplines ; je trouve cela très enrichissant !

J’ai beaucoup pratiqué mais à l’âge de 70 ans, c’est fini pour moi. Ma dernière compétition date d’il y a 8 ans à peu près, j’évoluais en championnat Nationale 3 de basket fauteuil.

Comment êtes-vous entré dans le mouvement ?
J-P.L. : Dans les années 80, le handisport n’avait pas le même rayonnement que de nos jours, je ne connaissais pas du tout ce « monde ». J’ai fait mes études à Toulouse et à la fin de mes deux années d’études, je suis parti faire un stage en entreprise à Angoulême. J’y ai rencontré un joueur de basket qui m’a demandé si ça m’intéressait et à 21 ans, je me suis lancé dans la pratique au sein du club d’Angoulême.

Trois ans après cette rencontre qui a été le déclic, je suis rentré à Toulouse et j’ai intégré le club de la ville !

Quelle est votre plus grande satisfaction ?
J-P.L. : L’école de basket fauteuil que j’ai créé en 2016 à Toulouse (en lien avec le lycée Jean Lagarde de Ramonville) ! Ce projet a été construit dans le but de pérenniser le club en renouvelant l’effectif, mais aussi de montrer aux jeunes tous les apports d’une pratique sportive collective. L’année prochaine, on envisage d’agrandir l’école et d’aller encore plus vers les centres de rééducation de Toulouse. On effectue beaucoup de sensibilisations dans les établissements scolaires, ce qui peut permettre à des jeunes de nous rejoindre et ainsi créer des vocations !

Si je me projette sur l’aspect sportif, ma satisfaction serait que le club décroche un nouveau titre de champion de France !

Est-ce qu’une personne en particulier vous a marqué ?
J-P.L. : Je pense à Guy Soriano, qui est à l’origine de la création du club en 1977 ! C’est une personne qui a été, dès mon arrivée, très importante pour moi. Il m’a pris sous son aile et m’a tout de suite fait confiance. Nous sommes toujours en contact aujourd’hui !

Une phrase pour convaincre quelqu’un de se lancer dans le mouvement ?
J-P.L. : Quand je fais des sensibilisations aux handicaps auprès des plus jeunes, je leur dis que tout est possible car le handisport le permet. Aujourd’hui, quelque soit le domaine, on peut tout faire !

Rédaction : S. Grandol

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