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Rencontre avec Nelly Blot

31 mars 2021
Une fois par mois, nous partons à la rencontre de ces personnes qui donnent de leur temps pour la FFHandisport et qui s’investissent chaque jour pour faire bouger les lignes, que ce soit dans un club ou un comité. Pour le portrait du mois de mars, c’est Nelly Blot, figure du basket-ball fauteuil et grande amoureuse de sports, qui a répondu à nos questions sur son engagement au sein du mouvement handisport.

Pouvez-vous nous raconter votre entrée dans le mouvement ?

Nelly Blot : Je suis dans l’univers du basket depuis plus de 40 ans où j’ai débuté avec les valides. Je n’étais pas prédestinée à faire carrière dans le basket car à l’époque, j’étais plutôt tournée vers le rugby ! Je me suis intéressée au basket,  grâce à mon mari qui était basketteur à l’époque (puis arbitre de haut niveau et entraîneur) qui  m’a transmis la passion pour la discipline. Mes enfants se sont également mis au basket et en les accompagnant, je tenais les feuilles de marque pendant les matchs. De fil en aiguille, j’ai occupé le poste d’officiel de table de marque pendant quelques championnats de France !

Pour la majeure partie de notre parcours, nous étions à l’ASPTT de Dijon où on a gérer la section basket qui contenait près de 300 licenciés. J’y ai occupé les postes de secrétaire générale et de trésorière.

J’ai découvert le basket fauteuil il y a une quinzaine d’années, quand mon mari est passé des valides aux handis et durant deux saisons, j’ai évolué au sein de la commission de discipline. C’est grâce à cette dernière expérience dont je suis toujours responsable, que Stéphane Binot m’a proposé de rentrer à la commission de basket fauteuil !

Quel est votre rôle actuel au sein de la FFHandisport ?

N.B. : J’œuvre au sein de la commission basket fauteuil et de la commission de discipline ! Je fais également partie du bureau directeur depuis trois ans, nous sommes cinq membres dont Stéphane Binot qui est directeur sportif. Je suis licenciée FFH depuis 2013, mais je ne pratique pas de sport au sein du mouvement !

Qu’est-ce qu’il vous apporte sur le plan personnel ?

N.B. : J’aime aider et apporter un peu de mon savoir par les formations par exemple ! Ça m’apporte beaucoup de satisfactions personnelles de réussir à faire avancer les choses, notamment au niveau de la commission de discipline. Le but est d’être le plus pédagogue possible pour essayer de faire évoluer les choses dans le bon sens. Ce qui me plait également, c’est le travail d’équipe et l’entente générale.

Êtes-vous passionnée par le sport ?

N.B. : Très ! Plus jeune, j’ai fait beaucoup d’équitation ! Cela m’arrive de regarder du biathlon et le rugby, qui est un sport que j’apprécie suivre. J’aime bien le mentalité de cette discipline et l’esprit convivial d’après-match.

Un événement passé vous a-t-il marqué ?

N.B. : C’était lors de la finale de Coupe de France de basket fauteuil 2016, qui a eu lieu à Paris-Bercy ! Je me rendais pour la première fois dans cette enceinte et j’étais très impressionnée par la salle et l’événement. La finale s’est déroulée juste avant une finale valide. C’était une belle manière de faire connaître la pratique du basket fauteuil.

Au niveau professionnel, quel est votre parcours ?

N.B. : Je suis secrétaire du Conseil régional de l’Ordre des chirurgiens-dentistes Bourgogne Franche-Comté depuis 40 ans ! Il y a deux parties dans ce Conseil : la partie administrative et la partie juridique où je travaille avec un magistrat en tant que greffière. D’où la proposition que m’a fait Stéphane d’intégrer la commission, avec notamment un penchant sur l’aspect juridique et réglementaire.

Comment nourrir la motivation au quotidien ?

N.B. : Je fais du bénévolat depuis 45 ans donc je ne me pose plus de question, c’est devenu naturel pour moi ! Je n’ai pas vraiment de temps mort, avec mon mari qui arbitre et mon quotidien, les weekends sont toujours bien remplis et la motivation n’a pas le temps de baisser !

À vos yeux, quelle est votre plus grande réussite ?

N.B. : Peut-être la ténacité ! Quand on arrive dans le mouvement, ce n’est pas toujours facile de faire sa place, surtout quand on vient de l’univers du sport valide. J’ai réussi à me faire accepter et à me faire une place au fur et à mesure des années !

Est-ce qu’une personne en particulier vous a marqué ?

N.B. : Je pense à Philippe Croizon qui a traversé la Manche. J’ai été estomaquée par cet exploit ! 

Concernant la fédération, je n’ai pas une personne en particulier à citer, je parlerais plutôt d’ambiance générale. Quand on se retrouve tous ensemble en séminaire, j’aime beaucoup échanger et discuter avec les collègues du mouvement. On va tous dans le même sens et c’est positif, ça aide à avancer.

Une phrase pour convaincre quelqu’un de se lancer dans le mouvement ?

N.B. : C’est une très belle aventure humaine qu’il faut tenter. Quand on commence à y goûter, on a du mal à s’en passer !

Rédaction : S. Grandol


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