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Raymond Poulidor aimait le « Trophée Handisport de Montlouis »

6 décembre 2019
Tel est le titre de l’article de Frédéric Launay dans la « Nouvelle République » le 14 novembre 2019 juste après le décès de celui qui restera le sportif le plus aimé de l’ensemble des Français.

Raymond Poulidor

Nous sommes en 1974, et le sport pour personnes en situation de handicap, qui ne s’appelait pas encore « Handisport », était totalement inconnu dans notre pays, toutes disciplines confondues. Devant cet état de fait, pensant que pour mieux faire connaître notre mouvement, il était important d’associer des sportifs valides et handicapés dans une même manifestation, André Auberger a estimé que la meilleure solution serait d’associer des coureurs cyclistes professionnels et handicapés dans la même compétition, ce qui permettrait d’attirer du public.

Après un entretien avec le président de la fédération française de cyclisme de l’époque, Mr.Olivier Dussaix, celui-ci a proposé  d’organiser une épreuve « type gentleman », ajoutant que seule la présence de Raymond Poulidor assurerait le succès de l’opération.

En effet Poulidor était au sommet  de la gloire, le plus aimé des sportifs. C’est ainsi qu’il a pris contact avec Roger Piel, conseiller et confident de Raymond Poulidor qui lui a proposé de le rencontrer rapidement. Nous avons fait connaissance au vélodrome du Blanc, dixit André Auberger, juste après le Tour 1974, et aussitôt Raymond a accepté de venir à l’automne après le championnat  du  monde à Montréal, où il a d’ailleurs terminé second derrière Eddie Mercks.

Raymond Poulidor

Ainsi a démarré le « Trophée » le 8 novembre 1974, et aussitôt en donnant son accord, Raymond a ajouté : « je viens gracieusement, et je vais demander à d’autres pros de venir à Montlouis ». Ainsi était né  le « Trophée » dont nous avons célébré la 46e édition cette année. Et durant ces longues années, progressivement tous les plus grands coureurs au monde sont venus au « Trophée », dont Raymond, toujours présent à nos cotés sauf cette année, et pour cause, était tombé amoureux.

Sans revenir sur l’immense carrière de Raymond Poulidor, rappelant que « le Trophée » est né grâce à lui.

Homme de coeur, plein de finesse, de délicatesse, de générosité, de gentillesse, il était autant à l’aise  avec un Président de la République qu’avec l’homme de la rue.

Nous ne l’oublierons pas, en particulier pour le prochain « Trophée » qui lui sera dédié.

André Auberger 
Président d’Honneur

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