Les compétitions de cette discipline sont devenues l’expression de sa volonté « d’aider les personnes en situation de handicap, comme on peut le faire dans la vie de tous les jours. On peut tous aider des personnes dans la vie courante », raconte ce collégien en classe de sixième, engagé depuis quatre ans. « À mes débuts de nageur, mes parents sont devenus officiels », rapporte-t-il sur son parcours. Sensibilisés à la para natation, ils ont transmis à leur fils l’envie d’être bénévole pour vivre ces weekends à trois.
Lillois, Tom Mahieux suit toutes les compétitions dès lors que la distance est compatible avec son emploi du temps scolaire et ne lui impose pas un trop long temps de transport par rapport à la durée de l’événement.
« Compter sur moi »
Il ne coche pas souvent de mission spécifique lorsque qu’il pose sa candidature en tant que bénévole, car il avoue préférer qu’on lui en attribue une, dès lors qu’il sait pouvoir rendre service. Il n’a pas de préférence. « Je peux m’occuper des bannettes, tout ce qui est effets personnels des nageurs, explique-t-il. Je peux aussi porter les prothèses. Dès que les nageurs ont plongé, je vais ramasser leurs prothèses pour les mettre au bout de la ligne », ajoute-t-il, en distinguant bien le côté du bassin correspondant au couloir de nage.
Il a déjà été missionné sur la remise de médailles qui lui a visiblement bien plu. « Tous ceux qui travaillent ici savent qu’ils peuvent compter sur moi s’ils ont besoin de quelque chose », insiste-t-il avec une maturité étonnante.
Tom n’en oublie pas pour autant de pratiquer. Le midi, notamment, durant la pause méridienne au collège, mais aussi la natation, en compétition ! En dehors des bassins, il aime « tout ce qui est arts plastiques, visiter les musées, ou aller à la rencontre d’autres nageurs pour leur offrir un petit cadeau, car leur faire plaisir, me fait plaisir », confie-t-il.