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Alexandre Delarque veut poser la première marche menant vers Tokyo

25 septembre 2017
Quart de finaliste en simple et médaillé d’argent par équipe il y a deux ans, le Gardois, 33 ans, entend confirmer en Slovénie cette année. Premiers échanges jeudi.

Il y a ceux qui ont dû digérer les Jeux Paralympiques. Alexandre Delarque, lui, a dû faire le deuil d’une non-sélection qui lui a échappé d’un rien. « J’ai vraiment la sensation de ne pas être passé loin. J’ai aussi participé à tous les stages de préparation, explique le Gardois de 33 ans. Du coup, après, il m’a fallu un peu de temps pour repartir de l’avant. J’avais vraiment besoin de couper. »

L’actuel n° 15 mondial de la classe 4 a retrouvé le rythme. Et la motivation. Cette année, pour ses deuxièmes championnats d’Europe, il espère aller le plus loin possible. Tombeur du champion du monde en titre à l’open d’Allemagne, Alexandre Delarque se sait capable « de battre tout le monde comme de perdre tout le monde ». Néanmoins, il arrive à Lasko, en Slovénie, avec une bonne dose de confiance. « Je me suis bien préparé et j’ai vraiment retrouvé le niveau qui était le mien il y a un an et demi. Je suis bien mieux que durant ce début d’année 2017. »

Ce championnat d’Europe, le premier post-paralympique, marque le départ d’un long chemin censé le mener jusqu’aux Jeux de Tokyo. « Disputer les Jeux est mon objectif, lance l’enfant de Laudun, où il a passé ses vingt premières années. Une ambition née de son voyage aux Jeux paralympiques de Londres en 2012. « J’y suis allé pour supporter Fanny Bertrand, la joueuse qui m’a fait découvrir le « ping », et j’ai adoré. Ce public, cette ambiance… » La perspective des Jeux 2024 à Paris attise encore sa motivation.

Joueur d’instinct

Ancien tennisman valide, cet ancien maçon, cloué dans un fauteuil à la suite d’un accident de voiture survenu quand il avait 22 ans, croise la route de Fanny Bertrand et Damien Menella sur les conseils de son ancien entraîneur de tennis. C’était en 2008. « Quand je suis allé les voir, Fanny préparait les Jeux de Pékin. Elle m’a dit de revenir après. » L’histoire est en marche même si à ses débuts Alexandre Delarque ne se projette pas dans une logique de haut niveau. Une logique qu’il a pourtant connue dans sa jeunesse. « En benjamin, je comptais parmi les meilleurs Français, disputant des tournois avec Richard Gasquet notamment. »  

Le déclic se produit à Londres. « Depuis le ping, c’est ma vie », lance ce fan de l’OM. Il multiplie les entraînements. Développe ses qualités de joueur instinctif, renforce son jeu de contres. La coordination des mouvements développée au tennis lui sert. Ses progrès sont rapides. Les Jeux de Rio deviennent un objectif crédible, surtout après ses bons premiers championnats d’Europe, en 2015. Finalement, la porte se ferme juste devant lui.

Alors plus que jamais, Alexandre Delarque sait que cet Euro slovène est important. Sous la houlette de Guillaume Jean, son entraîneur à Nîmes, où il est licencié, il a poursuivi sa préparation jusqu’au dernier moment. « A travers du jeu et encore du jeu. Je ne suis pas forcément dans l’étude millimétrée des schémas, des placements. J’aime aussi me laisser guider par mon feeling. »

Escorté par cette expérience acquise ces cinq dernières saisons, Alexandre Delarque, plus à l’aise quand il prend l’initiative du jeu, espère bien franchir un nouveau palier cette année. // J. Soyer

© G. Picout

La sélection française

Hommes : Alan Papirer (classe 1), Fabien Lamirault Stéphane Molliens, Vincent Boury (cl. 2), Florian Merrien (cl. 3), Maxime Thomas, Alexandre Delarque (cl. 4), Nicolas Savant-Aira (cl. 5), Bastien Grundeler (cl. 6), Stéphane Messi, Kévin Dourbecker (cl. 7), Thomas Bouvais, Elias Debeyssac (cl. 8), Mathéo Bohéas, Benoît Grasset (cl. 10).

Femmes : Isabelle Lafaye, Florence Sireau-Gossiaux (cl. 2), Anne Barneoud (cl. 7), Thu Kamkasomphou (cl. 8).

Entraîneurs: Clément Gadéa, Benoît Froment, Vincent Aumoitte, Grégory Rosec, Rosa Soposki.

Staff médical: Stéphane Moronvalle, Michel Roux, Isabelle Ferber. Directeur sportif : Stéphane Lelong. 

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