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Lucas Didier, l’étoile montante

2 juillet 2019
Le pongiste de Plaisance-du-Touch, en Haute Garonne, a décroché deux médailles d’argent en Finlande, lors des Jeux Européens paralympiques de la Jeunesse. Au-delà de ces médailles, l’ado de 15 ans a convaincu par son attitude déterminée.

Il est à la croisée des chemins. Déjà serait-on tenté d’écrire. Lucas Didier, appartient à ce cercle fermé de sportifs handisport précoces. Précoces et prometteurs. S’il a déjà connu les joutes internationales en senior, le Haut-Garonnais, issu du TT Plaisançois, un club situé non loin de Toulouse, avait à cœur de briller face à la relève continentale. Il n’a pas manqué son rendez-vous. « Je suis super fier et content d’être monté sur le podium, mon premier, en simple, au niveau international. »

Finaliste en simple et par équipe (avec Julien Cigolotti), à Pajulahti, en Finlande, Lucas Didier, engagé en classe 9-10,  a signé deux belles perfs aux dépens de l’Italien Lorenzo Cordua (n° 21 mondial, classe 10), en demi-finale du simple et par équipe. « J’ai beaucoup apprécié sa détermination.  Même contre des joueurs mieux classés et plus vieux il ne s’est pas dégonflé, commente l’entraîneur en charge du secteur jeune à la commission « ping » de la FFH, Benoît Froment. Lucas a également mieux maîtrisé les choses tactiquement, à l’image de ce coup droit inversé qu’il choisit désormais de dégainer au lieu de le sortir comme un réflexe. »

Taquin et déterminé

Le lycéen, qui fera sa rentrée en 1re scientifique en septembre, est dans la continuité. Vainqueur d’un tour individuel N1A en février et demi-finaliste des championnats de France les 15 et 16 juin derniers à Nîmes (Gard), Lucas Didier, pensionnaire de la Classe 9, affiche davantage de sécurité en coup droit. Mentalement, il semble aussi avoir franchi un palier. « Cela m’a marqué notamment contre Cordua, témoigne-t-il. À deux reprises, je suis à 7-7 à la belle et je finis par l’emporter. »

Le jeune tricolore a donc rempli les objectifs fixés. « Emmagasiner de l’expérience, décrocher des médailles, rencontrer de nouvelles personnes et partager une vie de collectif et de délégation. » À Pajulahti, la délégation française a affiché une solidarité exemplaire intra et inter-sports. « Nous avons pu aller voir les nageurs, l’athlé, et la finale de basket que la France a largement dominé », se réjouit encore Lucas Didier, du haut de ses 15 ans. Lui a aussi conquis le staff par sa maturité et son côté taquin, emprunt de bonne réparties. « Toujours dans le respect et la justesse », précise Benoît Froment qui en avait d’ailleurs fait son chef de file.

L’Euro senior dans un coin de sa tête

Lucas Didier, défait assez logiquement en finale du simple par le Monténégrin Filip Radovic, (n° 9 mondial en classe 10), a marqué de bons points en Finlande. Evidemment, tout n’est pas parfait et c’est tant mieux. Il va devoir notamment gagner en puissance. « Lorsque les échanges s’éternisent un peu, Lucas éprouve des difficultés à finir, analyse l’entraîneur national. Nous avons filmé tous ses matches et allons pouvoir nous appuyer sur ce tournoi pour continuer le travail. Mais il va falloir qu’il gagne physiquement, sur le haut du corps. »

C’est encore plus vrai avec la balle plastique (qui a remplacé celle en celluloïd) qui demande un engagement total. Des axes de progression à mettre en place dès cet été pour ce jeune qui lorgne les championnats d’Europe 2019, du 16 au 21 septembre, en Suède.

À Pajulahti, où les pongistes ont récolté 10 (1 or, 4 argent, 5 bronze) des 41 médailles françaises (14 or, 12 argent et 15 bronze), Lucas Didier compte, en effet, parmi les Bleus qui sont sortis du lot.

 

Rédaction : J. Soyer / Photo : CPSF 2019 / Photographe officiel : Guillaume Mirand


Retrouvez le portrait de Lucas Didier en vidéo

 

Vidéo : CPSF 2019


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