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Rencontre avec Léon

30 avril 2020
Cinquième épisode de votre nouveau rendez-vous handisport ! Une fois par mois, nous allons à la rencontre de ces personnes qui donnent de leur temps pour la Fédération Française Handisport et qui s’investissent chaque jour pour faire bouger les lignes, que ce soit dans un club ou un comité. Portrait de notre rencontre avec Léon Sur, sportif récompensé et bénévole passionné au parcours bien fourni !

Pour vous, que représente la Fédération Française Handisport ?
Léon Sur : Elle m’a permis énormément de choses ! Après mon accident à l’âge de 8 ans, j’ai pu entrevoir une nouvelle vie grâce au sport.

Quelle place a le sport dans votre vie ?
L.S : Je suis un passionné ! J’ai 15 ans de carrière derrière moi (de 1970 à 1985) où j’ai eu la chance de participer à trois Jeux Paralympiques. Le lancer du javelot m’a apporté 4 médailles paralympiques (1 en or, 2 en argent et 1 en bronze) ! Au-delà de ça, j’aime suivre les grands événements sportifs comme les JO, le Tour de France ou la Coupe du Monde.

Depuis combien de temps êtes-vous bénévole pour la FFHandisport ?
L.S : Depuis 1986, après avoir créé Handisport Pontarlier Morteau-Maiche. Club dont je suis toujours le président. J’ai pris la tête du Comité Handisport Départemental du Doubs en 1996 et j’occupe plusieurs fonctions dans l’athlétisme valide.

Quelle est votre motivation au quotidien ?
L.S : Faire découvrir de belles disciplines comme l’haltérophilie ou l’athlétisme ! L’organisation de championnats de France dans la région, ce lien entre territoire et sport. Le relationnel également, avec les pays étrangers et notamment la Pologne où je prenais plaisir à inviter certains ressortissants à venir découvrir nos compétitions. J’espère pouvoir être là en 2024 pour les Jeux Paralympiques de Paris !

Avez-vous un métier à côté ?
L.S : Je suis à la retraite depuis 2011 mais j’ai effectué une grande partie de ma carrière dans le milieu industriel de l’horlogerie, du côté de la Suisse.

Comment êtes-vous entré dans le mouvement ?
L.S : J’ai fait pas mal de handball dans ma jeunesse et en 1979, après quelques années de pratique, je me suis dirigé vers l’athlétisme. La difficulté de trouver un club handi à l’époque en Franche-Comté m’a amené à me rendre sur Lyon afin d’obtenir ma première licence chez handisport. Cette dernière date de 1970 !

Quelle est votre plus grande réussite au sein de votre parcours ?
L.S : Il y a en a plusieurs ! En tant que sportif déjà, mes premiers Jeux en 1976 (Toronto). Par la suite, la création de mon association en 86 qui a longtemps été l’un de mes principaux objectifs et qui restera le point de départ de mon parcours dans le mouvement !

Est-ce qu’une personne en particulier vous a marqué ?
L.S : Le tout premier président de la FFH et du Comité Régional Handisport Franche-Comté, Philippe Berthe ! Je l’ai rencontré lors d’un championnat de France à Nancy (1969) et c’est lui qui m’a donné les premiers conseils sur toutes les démarches concernant l’affiliation. Je peux dire que Philippe a été un véritable moteur pour moi !

Qu’est-ce que votre rôle vous apporte sur le plan personnel ?
L.S : Le contact toujours très chaleureux avec les gens qu’on peut rencontrer sur les événements fédéraux et pouvoir découvrir différents handicaps aussi, c’est très enrichissant ! La Fédé est une grande famille et c’est un plaisir d’en faire toujours partie.

Une phrase pour convaincre quelqu’un de se lancer dans le mouvement ?
L.S : J’avais une devise quand je me suis lancé à l’époque : « Pourquoi les autres et pas moi ? ». Désormais, je pourrais tout simplement dire : « Pourquoi moi et pas les autres ? » !

Rédaction : S. Grandol


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