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Le basket féminin tricolore au rebond

24 décembre 2019
Les équipes de France de basket fauteuil féminin A et espoirs étaient en stage la semaine du 17 au 21 décembre à Trouville-Deauville (Calvados). Une revue d’effectifs élargie qui marque le point de départ du travail menant aux Jeux Paralympiques de Paris 2024. Stéphane Binot, le directeur sportif de la discipline à la FFH, évoque ce stage et les projets à venir.

Trouville-Deauville recevait, dans le cadre d’un partenariat lié entre les deux villes de la côte normande, le Comité Régional Handisport de la Normandie, la Fédération Française Handisport et le soutient financier de Trouville, favorisant la prise en charge, les équipes de France de basket fauteuil les collectifs France A et espoir au féminin. 17 joueuses étaient convoquées et au rendez-vous.

Stéphane Binot, l’équipe de France de basket fauteuil féminine ne sera pas à Tokyo l’an prochain, contrairement aux Jeux paralympiques de Londres 2012, puis de Rio en 2016. Que s’est-il passé ?
Les dernières fois, nous avions su laisser l’Espagne et la Turquie, notamment, derrière nous. Cette fois, les Espagnoles nous sont passées devant. Elles ont bénéficié du renfort, par rapport aux éditions précédentes, de deux anciennes joueuses valides, légèrement handicapées (4,5 points), venues en Handisport. Nous n’avons pas la chance de pouvoir compter sur ce profil de joueuses.

Quel était l’intérêt de ce regroupement ?
Il s’agissait d’effectuer une revue d’effectifs afin de déceler de jeunes joueuses ayant du potentiel dans l’optique des Jeux Paralympiques de Paris 2024.À cet effet, nous remercions Trouville-sur-mer de mettre à disposition ses installations. Nous sommes dans une phase de reconstruction et nous comptons nous appuyer sur quelques joueuses expérimentées et de nouvelles joueuses, comme Marion Bais qui semble pouvoir s’inscrire durablement dans le projet. Nous avons un premier rendez-vous en septembre prochain lors du championnat d’Europe Division B. Il est primordial de remonter en Division A.

Quels sont les profils recherchés ?
Malgré un vivier assez restreint, nous voulons créer un collectif fort en travaillant un peu différemment. Nous aimerions multiplier les temps de jeu en commun de cette équipe afin que des automatismes forts s’installent. Cela passe par de longues périodes d’entraînement en commun. Pourquoi ne pas permettre à ces joueuses d’évoluer tout le temps ensemble ?  Cela induirait des joueuses ayant pas mal de mobilité, des emplois compatibles avec cette vie et/ou des emplois possibles à exercer un peu partout en France. Mais ce n’est qu’un projet.

© S. Binot

Des opération comme « La Relève » vous ont-elles permis de déceler des talents en devenir ou de nouvelles joueuses ?
Une des stagiaires à Deauville est arrivée par ce biais. Elle n’est pas hyper jeune mais possède de grandes qualités athlétiques. En revanche, elle n’a pas de passé de basketteuse. Ces opérations permettent d’intégrer de nouvelles têtes, mais il faut de la masse pour augmenter les chances. Parallèlement, nous effectuons aussi des recherches transversales au sein du mouvement.

Où en êtes-vous dans la recherche d’un nouveau sélectionneur ?
La personne en poste a en effet démissionné. Nous continuons donc à chercher son successeur, sachant qu’il travaillera avec Frédéric Guyot, l’assistant actuel. À Deauville, Frédéric et Antony Joubert, entraîneurs au Pôle et de l’équipe de France espoir, ont assuré les séances.

Quel est le plan de bataille jusqu’au moins de septembre 2020 et l’Euro ?
Nous avons quatre regroupements prévus, notamment à partir du mois de mai. Mais il y aura aussi un suivi longitudinal de mis en place avec le concours de Loïc Rouiller. Il était au stage afin d’expliquer son intervention et de mettre en place des séances. Il  définira surtout le travail de préparation athlétique et le suivi en nutrition. Comme nos stages sont programmés en mai, juin et août, son rôle important, le sera encore plus en juillet.

Ces regroupements concerneront encore les collectifs A et espoir ?
Oui. Comme pour les garçons d’ailleurs. Cela permet d’augmenter l’émulation, de multiplier les oppositions, de créer de la concurrence et de mettre en place des principes de jeu communs puisque les espoirs sont amenés à fournir les collectifs A d’ici les Jeux de Paris 2024.      

Rédaction : J. Soyer / Photo : S. Binot 


 Les 16 joueuses présentes à Deauville

Florence Doumesche Guedoun, Loieza Vari Le Roux, Charlène Coatantiec, Meggie Gay (1 pt). Anne-Sophie Rubier, Valérie Ita (2 pts). Lisa Clary, Marie Carliez (2,5 pt). Annabelle Picut Alixe, Jessica Maurer Spoerk (3 pts). Angélique Pichon, Marion Blais, Lucille Thibaudeau, Shana Coissard, Marianne Buso, Erika Sauzeau (4,5 points)

Absentes : Sandrella Awad (1 pt). Kimberley François (4 pts). Solenn Thieurmel (4,5 pt).   

 
Staff. Antony Joubert (Entraîneur collectif Espoir féminin). Frédéric Guyot (entraîneur adjoint collectif senior féminin). Clara Muller (kiné). Yanick Caroff (mécanicien). Loïc Rouiller (prépa athlétique et consultant expert).    

 


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