Madrid avait constitué la première étape. Ottawa sera la deuxième étape qui doit nous conduire jusqu’au championnat d’Europe où l’équipe devra aller décrocher sa qualification pour les Jeux Paralympiques de Los Angeles 2028.
En juin dernier, les Françaises avaient décroché l’un des derniers billets pour les Championnats du monde lors du tournoi qualificatif organisé en Espagne. Quelques mois plus tard, le groupe emmené par Mathis Mourcin s’apprête donc à changer encore de dimension.
« Nous abordons ces Championnats du monde avec une vraie volonté de montrer ce dont nous sommes capables. Nous sommes réalistes sur notre niveau, mais cette compétition va nous permettre de nous jauger face aux meilleures, avec l’objectif d’aller chercher un maximum de victoires », annonce Mathis Mourcin.
LE COLLECTIF COMME PREMIÈRE FORCE
« Aujourd’hui, la principale force de cette équipe, c’est le collectif. Nous n’avons pas de profil hyper dominant, mais nous avons plusieurs joueuses capables de s’exprimer au niveau international. Nous pouvons apporter du danger partout. »
Pour ce rendez-vous mondial, douze joueuses ont été retenues : Maria Ernest Augustin, Charlène Coatantiec, Loeiza-Vari Le Roux, Lucie Nolet, Anne-Sophie Rubler, Lisa Clary-Galibert, Marion Dijoux, Mathilde Veuille, Louise Dookun Leber, Maud Pruvost, Grace Wembolua et Marion Blais. Meggie Gay figure comme remplaçante.
Une sélection accompagnée par Stéphane Binot (manager de la performance), Mathis Mourcin, (entraineur), Fabien Kajganic (assistant), Yannick Caroff (mécanicien) et Émilie Guardiola (masseur-kinésithérapeute).
GRANDIR, MAIS AUSSI GAGNER
À Ottawa, les Françaises devront rapidement se mettre dans le rythme.
Elles débuteront face aux États-Unis le 9 septembre, avant d’affronter l’Algérie, le Japon, l’Allemagne puis les Pays-Bas. Un programme relevé qui permettra au groupe de se mesurer à des styles et des niveaux différents tout au long de la phase de poules.
Mathis Mourcin attend surtout de ses joueuses qu’elles montrent sur le terrain ce qu’elles ont commencé à construire ces derniers mois.
« Nous devrons faire preuve d’un état d’esprit irréprochable et d’une réelle envie d’utiliser cette compétition pour faire progresser l’équipe. Nous savons que nous sommes capables de belles choses, elles doivent aussi en avoir conscience. Maintenant, elles doivent confirmer. »
Car derrière l’apprentissage du très haut niveau mondial, l’objectif est aussi clairement affiché.
« Cette compétition comprend deux objectifs : faire progresser cette équipe, mais aussi aller chercher une place dans le Top 10 mondial. »
Une ambition qui résume finalement assez bien l’état d’esprit avec lequel les Françaises arrivent à Ottawa : conscientes du chemin qu’il leur reste à parcourir, mais bien décidées à ne pas simplement regarder les meilleures jouer.
Après avoir gagné le droit de retrouver la scène mondiale à Madrid, les Bleues ont désormais l’occasion de montrer qu’elles peuvent commencer à y prendre leur place.
LE PROGRAMME DES BLEUES – HEURE FRANÇAISE
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