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Mondial : des regrets mais un cap clair pour les bleues

29 septembre 2026
L’équipe de France féminine de basket fauteuil termine 11e des Championnats du monde d’Ottawa, avec deux victoires en sept rencontres. Un classement qui laisse forcément des regrets, notamment après un match face au Japon (44-46) qui aurait pu faire basculer le parcours tricolore. Mais au-delà du résultat, ce Mondial aura surtout permis de mesurer le chemin parcouru par cette équipe de france, mais aussi le chemin qu’il reste à parcourir pour franchir un nouveau cap international.

UNE ONZIÈME PLACE FRUSTRANTE 

Quelques mois seulement après avoir décroché leur qualification lors du Tournoi Qualificatif Mondial de Madrid, les Bleues retrouvaient à Ottawa le plus haut niveau mondial avec un double objectif : continuer à faire progresser le collectif et tenter d’intégrer le Top 10, voir le top 8. 

La France repart finalement avec une 11e place et deux victoires face à l’Algérie. Un bilan comptable en deçà des ambitions, mais qui ne raconte pas totalement la compétition des Françaises. 

Le principal regret restera la rencontre face au Japon. Longtemps devant, les Bleues ont laissé échapper le match dans les dernières minutes et, avec lui, une qualification pour les quarts de finale qui leur aurait assuré une place dans le Top 8. 

« C’est une onzième place frustrante. Cette place aurait pu être bien meilleure si nous avions su faire la bascule sur un match précis. Mais je pense que nous sommes à notre place dans un mouchoir de poche avec des nations comme le Japon, le Brésil ou encore l’Australie », analyse Mathis Mourcin, entraîneur national. 

DES ENSEIGNEMENTS POUR CONTINUER À GRANDIR 

Face aux meilleures nations mondiales, les Françaises ont également montré des séquences encourageantes. Mais la compétition a surtout permis au staff d’identifier clairement les secteurs dans lesquels le collectif doit désormais progresser. 

« Aujourd’hui, ce qui nous manque par rapport à ces équipes, ce sont des bases individuelles et pré-collectives plus solides ainsi qu’une meilleure condition physique. Nous devons augmenter le niveau d’exigence et d’attente », poursuit Mathis Mourcin. 

Un constat partagé par Stéphane Binot, manager de la performance du basket-fauteuil à la Fédération Française Handisport, qui insiste notamment sur la nécessité de faire évoluer les habitudes quotidiennes de préparation, tant sur le plan physique que dans la maîtrise des fondamentaux individuels. 

Car si l’écart avec les toutes meilleures nations reste important, ce Mondial a aussi confirmé que plusieurs adversaires restent à portée des Bleues. Japon, Australie, Espagne ou encore Allemagne constituent autant de références auxquelles la France devra désormais se confronter pour continuer à avancer. 

LIVERPOOL 2027 DÉJÀ EN LIGNE DE MIRE 

Ottawa constituait une étape, pas une finalité. Dès l’annonce de la compétition, ce Mondial avait été présenté comme un rendez-vous permettant au collectif de se jauger avant la prochaine grande échéance : le Championnat d’Europe 2027 à Liverpool, déterminant dans le chemin vers les Jeux Paralympiques de Los Angeles 2028. 

« Ces Mondiaux sont riches en enseignements, tant pour les joueuses que pour le staff, afin de travailler et de voir les différents caps à franchir », résume Mathis Mourcin. 

Un bilan individuel et collectif sera désormais réalisé avant le prochain rassemblement prévu en janvier 2027, qui marquera le lancement de la nouvelle saison et de la préparation vers Liverpool, étape clé de la qualification pour les prochain Jeux Paralympiques de Los Angeles. 

UNE PREMIÈRE MONDIALE POUR PIERRE CHARRIER

Ces Championnats du monde ont également marqué une grande première pour Pierre Charrier, élu de la Fédération Française Handisport et arbitre international de basket fauteuil. À Ottawa, il a pris part à son premier Mondial en tant qu’arbitre, officiant tout au long de la compétition. Une première expérience au plus haut niveau international qui l’a notamment conduit à être désigné pour la demi-finale masculine entre l’Italie et la Grande-Bretagne. Une belle reconnaissance pour l’arbitrage français et pour un engagement construit au fil de nombreuses années de formation et de pratique.

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