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Dorian Foulon ne veut pas rater sa confirmation

7 février 2017
A 18 ans, le Breton espère confirmer ses bons résultats de la saison passée et briller aux championnats du monde fin août. L’Espoir 1re année, licencié à Urt, peut s’appuyer sur l’académie de para-cyclisme pour prendre la roue des meilleurs.

Début de saison contrarié

« Lors des Étoiles du Sport, Je me suis fracturé la malléole pendant le raid en glissant sur une plaque de verglas. Je suis encore avec une botte que j’enlève jeudi normalement. Je n’ai donc pas roulé depuis mi-décembre. Comme je sortais d’une grosse saison, je roulais tranquillement. J’allais vraiment attaquer l’entraînement début janvier mais je suis allé à la salle de musculation pour travailler ma jambe gauche qui n’était pas immobilisée. Je devais commencer ma saison en mars, je ne vais finalement que m’entraîner. Je ne serai donc pas aux championnats du monde handisport sur piste, prévus la première semaine de mars. Je vais reprendre par un stage fin février avec Urt à Valence, en Espagne. Je vais peut-être aussi aller au Centre de Capbreton pour parfaire ma rééducation. »

Les championnats du monde sur route en ligne de mire

« Cela ne remet pas en cause mes objectifs majeurs en handisport : les championnats du monde sur route fin août en Afrique du Sud. Avant, en mai, il y a deux épreuves de Coupe du monde. Je dois être prêt pour ces rendez-vous. Globalement, je dois confirmer les bons résultats obtenus l’année passée puisque j’ai gagné le classement général de la Coupe du Monde (2 victoires et plusieurs bonnes places). Je suis aussi n°1 sur la ranking-list mondiale. En handisport, je vais aussi me spécialiser sur le chrono car c’est un domaine accessible et ce même si je suis avant tout un sprinteur-puncheur. A vrai dire, je pense passer un peu partout. L’an dernier, je me suis déjà testé sur le championnat régional de chrono valide et je l’ai gagné. »

Direct Energie toujours là

« Le partenariat a été renouvelé en 2017. Je rencontre Jean-René Bernaudeau début février. Direct Energie me soutient en para-cyclisme par des dons de matériels et une aide logistique. Je m’entraîne complètement avec Christophe Dizy mais j’avais été invité au stage de reprise avec l’équipe professionnelle de Direct Energie. J’ai aussi dû y renoncer à cause de ma fracture. Néanmoins, l’équipe vendéenne va me suivre un peu plus car comme je suis engagé en valide, je peux espérer intégrer l’équipe réserve. Mon handicap est léger. Je suis né avec un pied bot varus équin. J’avais le pied à l’envers. J’ai subi deux opérations. On m’a fait une arthrodèse de la cheville gauche. Comme j’avais les releveurs bloqués, cette jambe se développe moins. Mais je peux quand même être performant en valide. L’an dernier, j’ai remporté une course à étapes valide en Espagne. J’ai aussi sept succès au compteur. »

Le handisport, le hasard fait bien les choses

« A mon arrivée dans le Sud, je ne connaissais pas le handisport. J’ai commencé le vélo à Malestroit, dans un petit club du Morbihan où j’ai grandi et où vit ma famille. Plus jeune, je voulais faire un sport collectif mais à cause de mon handicap, cela n’était pas conseillé. J’ai donc suivi ma mère qui faisait du VTT. J’ai testé et je suis vite devenu accroc du vélo. J’ai ensuite intégré une section sport-études pendant un an à Redon. J’ai rejoint Urt en 2014. C’est là que j’ai eu une proposition pour effectuer un stage avec l’équipe de France de para-cyclisme. J’ai voulu essayer pour ne rien regretter. Je me disais que cela pouvait me permettre de voyager et de vivre de grandes compétitions. J’ai vraiment aimé. J’ai effectué ma première saison internationale handisport l’an dernier dans la catégorie C5. »  

L’académie à Urt, un soutien de poids

« Elle a vu le jour en septembre 2014. Actuellement, nous ne sommes que deux avec Théo Rocton, un Sarthois de 16 ans. C’est comme un pôle France mais sans la structure, puisque l’académie repose sur le club d’Urt, le meilleur club en para-cyclisme. Ce sont des bénévoles. Je suis en famille d’accueil toute la semaine. Depuis que je suis arrivé à l’académie, ça se passe vraiment bien, je bénéficie d’un suivi très complet : de matériel, d’une aide pour la communication, d’un entraîneur individuel en la personne de Christophe Dizy qui m’a apporté un planning quotidien. Je suis aussi épaulé pour dans ma recherche de sponsoring et de subventions. Je n’avais pas tout ça en Bretagne. On espère qu’il va y avoir une ou deux autres entrées. Aujourd’hui, je m’entraîne tous les jours. Je vais encore franchir un palier cette année. »

Les Etoiles du sport

« C’est incroyable de rencontrer et d’échanger avec de si grands sportifs, des directeurs de telles entreprises. C’est impressionnant. D’autant qu’ils sont très accessibles. J’ai pu parler avec Laurent Blanc, Marie Amélie-Le Fur, Nantenin Keita. Tony Estanguet est venu nous sensibiliser et nous mobiliser pour soutenir Paris 2024. Ma marraine était Sandrine Aurières. J’ai pu profiter de leurs conseils, de leur regard sur le haut niveau. J’ai aussi pu rencontrer le ministre des Sports. » // J. Soyer

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