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Jean-Michel Westelynck : « Nous avons bien anticipé cette année »

21 janvier 2016
Le directeur sportif va vivre ses cinquièmes Jeux en tant que chef de file de la natation. Il espère que ses leaders vont briller aux Jeux de Rio du 7 au 18 septembre) et entend avancer sur les autres dossiers en cours.

Jean-Michel, comment s’est déroulé le stage de l’équipe de France en Guadeloupe ?

Très bien. Il y a eu une petite période d’adaptation notamment car les séances avaient lieu tôt le matin et tard le soir par rapport à la chaleur. Mais ce fut très constructif. Le travail a été le maître-mot. Ce stage s’étalant du 26 décembre au 10 janvier a lancé la préparation aux épreuves de sélection prévues en avril. Il a permis de donner un coup de fouet.

Quelles sont vos attentes pour les Jeux ?

La sélection ne sera officielle que plus tard dans l’année car nous sommes tributaires des quotas délivrés en février. La composition de l’équipe de France, présente à Rio, dépend aussi de ces derniers. Néanmoins, nous pouvons espérer que nos vedettes, Elodie Lorandi, Charles Rozoy, David Smétanine vont retrouver leur rang de leaders dans leur spécialité respective. Après les Mondiaux (aucun titre), il leur restait un an pour préparer les Jeux. Le dernier stage a permis un premier état des lieux et renforcé l’esprit de groupe important durant un rendez-vous comme les Jeux.

Durant cette année paralympique, le Directeur Sportif n’est-il pas contraint de consacrer davantage de temps à son élite ?

Plus les Jeux vont approcher, plus l’accent sera mis sur le haut-niveau. Durant une telle année et pendant les Jeux, le rôle du DS est de coordonner, de prévoir, d’anticiper afin de permettre aux nageurs et au staff d’arriver et d’œuvrer dans les meilleures conditions possibles. En revanche, et c’est une différence avec mes premiers Jeux comme DS, à Sydney en 2000, nous ne pouvons plus officier comme coach… A moins d’une absolue nécessité. Durant de telles épreuves, je suis assez polyvalent puisque j’accompagne en chambre d’appel et jusqu’aux bassins nos nageurs en situation de handicap visuel, ou plus lourdement handicapés… Je veille aussi à ce que chacun respecte bien les horaires pour ne pas être victime de disqualification.

Avant les Jeux, je m’assure aussi du bon déroulement des épreuves de sélection, je réfléchis aussi aux critères de sélection en totale collaboration avec le DS adjoint en charge du haut niveau et les autres membres de la commission. Il n’y pas de sectorisation. Nous avançons dans l’échange et le partage.

Les dossiers en cours concernant la détection, la formation… avancent-ils au même rythme que d’habitude durant une année paralympique ?

Je ne délaisse pas de dossier. Nous avions beaucoup anticipé avec la mise en place d’un réseau qui ne remonte pas uniquement à cette paralympiade. Par exemple, pour la formation, il existe un pool de formateurs qui continue ce travail auprès des entraîneurs intéressés. Ils se déplacent à la demande. La détection ne peut pas être mise en stand-by car après les Jeux certains de nos nageurs vont peut-être arrêter. Mais là encore, la création d’un groupe jeunes, suivi par des entraîneurs spécifiques, permet de ne pas interrompre, même momentanément, ce travail.

Ces Jeux seront-ils vos derniers en tant que DS de la natation ?

Je ne me pose pas la question à l’heure actuelle. Après Londres, je me l’étais posée. Là encore, je verrai sans doute après Rio. Prendre une décision avant pourrait me conduire, inconsciemment, à ne pas fonctionner comme je l’aurais fait sans ça. Après les Jeux, il va y avoir du changement puisque notre président va quitter son poste. On verra donc quelles sont les orientations et les attentes. // J. Soyer

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