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Les stages jeunes fédéraux ont boosté Edgard Empis

29 janvier 2018
Le Normand de quatorze ans, retenu en stages jeunes fédéraux depuis un an, a pris une autre dimension au sein de son club valide, à Boos.

« Depuis ma première convocation à un stage jeune, je m’entraîne avec les adultes du club. » Edgar Empis, 14 ans, joue au tennis de table depuis cinq ans. Et en handisport depuis septembre 2016. « Il ne se sentait pas franchement prêt, explique Sébastien son père. Quand il a vu Florian Merrien, Normand, comme lui, brillé aux Jeux paralympiques de Rio, ça lui a donné envie. »

Hémiplégique jambe et bras gauche, Edgar Empis, sociétaire de Handisport Grand Rouen, a vite compté parmi les jeunes sur lesquels le staff français pouvait s’appuyer. Ses succès aux Individuels, en interrégional et en Nationale 3, ont confirmé les espoirs entrevus lors de ses premières épreuves handisport. Charge à lui de confirmer en février lors de ses débuts en Nationale 2. Ces victoires sont aussi le fruit d’une prise en charge de la commission tennis de table.

Assidu et déterminé

La formation de la relève est l’un des enjeux majeurs de la Fédération Française Handisport. Le tennis de table n’y a pas échappé. « Lorsque je suis arrivé à la tête de la commission, je me suis attaché à densifier le suivi des jeunes pousses », relate le directeur sportif Stéphane Lelong. Des stages ont été organisés aux vacances de Noël 2016, puis en avril et en juillet 2017. Des rendez-vous auxquels Edgar Empis, classé 860 en valide, a pris part. Un moteur pour sa motivation et un accélérateur de considération dans son club de Boos, où il évolue en valide, mais également dans son entourage. « C’est très valorisant d’être appelé pour un stage fédéral », admet l’adolescent également sélectionné aux championnats de France moins de 21 ans, en fin de saison dernière.

Aujourd’hui, le pongiste normand s’entraîne trois fois par semaine. Le rythme pourrait s’intensifier grâce à la collaboration du principal de son collège et de son professeur de sport. « Ces deux anciens pongistes ont accepté que je ne participe pas à certaines séances de sport pour aller m’entraîner » se réjouit Edgar Empis, dont le bloc revers semble déjà être un point fort à accentuer. Des séances assurées généralement par Jérôme Juge, un entraîneur salarié du SPO Rouen. Ce dernier a déjà travaillé avec Florian Merrien et connaît donc les exigences du haut niveau handisport.

Il échange aussi de manière très régulière avec le staff de l’équipe de France et notamment Benoît Froment, désormais en charge du secteur jeune à la commission tennis de table. « Un système de fiche de travail et de suivi a été mis en place pour permettre aux entraîneurs d’interagir. » Assidu et déterminé, Edgar Empis entend passer 10 à la fin de la saison et avoir le niveau requis pour intégrer le Pôle France de Talence quand celui-ci ouvrira.

En attendant, son entraîneur personnel suit l’évolution de son protégé la semaine et en compétition handisport grâce à une prise en charge assurée par le sponsoring. Être reconnu comme Jeune à Potentiel offre en effet un crédit plus grand au sportif vis-à-vis de partenaires susceptibles d’apporter une aide financière. « Nous avons un parterre de 32 entreprises autour d’Edgar, appuie Sébastien, le père du joueur. Sa progression sert donc l’évolution du club valide. » Un schéma assez rare qui pourrait être amené à se développer grâce à la mise en place de stages jeunes. //J. Soyer

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