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Mondiaux: Pas de nouveau podium mais de belles promesses françaises

5 décembre 2017
Les championnats du monde de natation se poursuivent à Mexico. A défaut de nouvelle médaille, la troisième journée a été marquée par la 4e place encourageante d’Ugo Didier sur 200 m quatre nages et la belle course de Théo Curin, sur 50 m dos. A mi-chemin, la France compte quatre médailles et autant de 4es places.

Il y a les médailles, comme les quatre remportées par le clan français depuis le début des Mondiaux… Et les chronos. Avec cette jeune délégation, un peu plus de 17 ans de moyenne d’âge seulement, l’équipe de France avait avant tout pour objectif d’apprendre et de chercher des records personnels.

A mi-parcours, le bilan est donc satisfaisant et encourageant. Ugo Didier (S9), sacré champion du monde samedi sur 100 m dos, a décroché la 4e place sur 200 m quatre nages. Une fois encore, le nageur de Cugnaux, 16 ans, a amélioré son record personnel (2’28’’43). « Il n’y a aucun regret à avoir, estime Sami El Gueddari, nouveau directeur sportif de la discipline pour la FFH. Il pèche encore un peu à la brasse mais il va forcément progresser au regard de son âge. »

Théo Curin, lui, a pulvérisé son record personnel sur 50 m nage libre (42’’86). Malgré ce gain de deux secondes, le nageur du Pôle de Vichy ne peut monter sur la boîte. Maël Cornic, lui, a terminé 6e du 50 m nage libre en 29’’15. Il n’établit pas de record personnel (29’05’’), mais a affiché une attitude et un comportement à la hauteur du rendez-vous. « Je suis satisfait des garçons qui améliorent ou flirtent avec leurs records personnels. Ils apprennent beaucoup sur ce championnat du monde. Ils mesurent aussi la rigueur et l’investissement à donner au quotidien pour battre leurs adversaires. Mais leurs performances sont très encourageantes. »

Rester dans la bonne dynamique

Emeline Pierre, elle, espérait mieux que cette 7e place sur 200 m quatre nages. Mais ce premier championnat du monde s’avère être une bonne base de travail pour la suite. « Les filles ont connu plus de difficultés pour des raisons différentes. Anaëlle sort d’une année post-paralympique durant laquelle elle est passée à une séance par jour au lieu de deux. Sans oublier sa blessure en octobre qui l’a éloignée des bassins.  Or, il n’y a pas de magie au plus haut niveau, développe Sami El Gueddari. Quant à Emeline, elle a encore du mal à tenir son bon rythme mais elle progresse. Sa nage change, ses temps progressent. Par exemple, elle est passée à 25 m en 13’2. »

La suite des épreuves doit permettre au clan tricolore de poursuivre son apprentissage du plus haut niveau. Théo Curin, lui, va se mesurer sur sa distance de prédilection, le 200 m nage libre. Ugo Didier peut aussi espérer grossir la récolte française. // J. Soyer

© R. Kucuck

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