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Rencontre avec Luc

30 septembre 2020
Une fois par mois, nous partons à la rencontre de ces personnes qui donnent de leur temps pour la Fédération Française Handisport et qui s’investissent chaque jour pour faire bouger les lignes, que ce soit dans un club ou un comité. Pour le portrait du mois de septembre, c’est Luc Daniel-Lacombe qui a répondu à nos questions sur son parcours au sein du mouvement handisport.

Quel est votre rôle au sein de la FFHandisport ?

Luc Daniel Lacombe

Luc Daniel-Lacombe : Je fais partie du club de Bordeaux et entraîne les Léopards de Guyenne depuis 1985. Après les Jeux de Sydney, j’ai intégré l’équipe de France de basket fauteuil ! Je suis mécano depuis 2001 et je m’occupe également de toute la logistique au niveau de l’équipement vestimentaire des joueurs.



Qu’est-ce que votre rôle vous apporte sur le plan personnel ?
L.D-L : Les relations que l’on peut se faire ! Sans tout cela, je ne suis pas sûr que j’aurais continué mais c’est un rouage important de la vie d’un bénévole. Tous les joueurs que j’ai connu sont des amis et j’ai toujours quelques contacts avec les anciens membres des staffs auxquels j’appartiens. Quand on est partis à Athènes, il y a eu une vraie synergie avec toutes les personnes présentes !

Avez-vous un métier à côté ?
L.D-L : Je suis technico-commercial à temps plein depuis 1995 dans la vente de matériel médical. Avec les deux entraînements par semaine, les matchs le weekend et quelques stages et matchs avec l’Équipe de France, ça donne un quotidien très chargé !

Quelle est votre motivation au quotidien ?
L.D-L : J’aime le basket tout simplement et j’ai envie que l’Equipe de France réussisse ! C’est un vrai investissement que j’essaye autant de donner à mon club qu’à l’équipe nationale.

À vos yeux, quelle est votre plus grande réussite ?
L.D-L : Ma principale inquiétude est d’être capable de réparer un fauteuil lorsqu’il casse. Elle est là pour moi ma plus grande réussite ! Tout le reste, il faut l’accorder principalement aux joueurs, moi je suis là s’il y a un problème et pour les aider à se sentir bien dans le groupe.

Un événement passé vous a-t-il marqué ?
L.D-L : Le premier titre qu’on a décroché en 2002 avec l’Equipe de France ! C’était à Amsterdam lors des championnats d’Europe pour le premier grand souvenir de ma carrière. J’ai gardé un morceau du filet néerlandais puisque c’est la tradition lorsqu’une équipe décroche l’or. Les joueurs me l’ont offert et j’ai même eu droit à la médaille !  Je conserve aussi dans un coin de ma tête Birmingham en 2010, où nous avons été vice-champion du monde !

Comment êtes-vous entré dans le mouvement ?
L.D-L : Le frère de mon père était handicapé (paraplégie) et petit, je l’ai toujours connu en fauteuil. Quand j’allais chez ma grand-mère, je passais mon temps à m’asseoir dans son fauteuil, ce qui a rapidement façonné une image normale du handicap. Par la suite, j’ai fait la connaissance d’un voisin qui faisait du basket. J’ai été pris de passion le jour où il m’a emmené découvrir la discipline et depuis, je n’ai pas quitté l’univers du ballon !

Est-ce qu’une personne en particulier vous a marqué ?
L.D-L : Je pourrais citer Philippe Baye ! On s’est connus par le biais du basket et je suis devenu le parrain de sa fille. Je le connais depuis plus de 30 ans, je l’ai fait venir à Bordeaux pour le basket et il a fini sa carrière au club ! En tant d’années dans le mouvement, j’ai eu de la chance de faire énormément de belles rencontres.

Une phrase pour convaincre quelqu’un de se lancer dans le mouvement ?
L.D-L : Le basket quand on l’essaye, on ne peut plus s’en passer ! La Fédération, c’est la pierre angulaire du mouvement et sans elle, on ne peut rien faire !

Rédaction : S. Grandol


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