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Stéphane Lelong : « Rester dans le top 3 mondial »

19 janvier 2017
Le nouveau directeur sportif du tennis de table à la Fédération Française Handisport espère que cette nouvelle année va permettre à la France de conforter sa place sur le podium mondial et permettre à des jeunes d’émerger.

Stéphane, que pouvons-nous vous souhaiter pour cette année 2017 ?

De bons résultats au cours d’une année où c’est quasiment une première, il y a deux compétitions de référence au menu. Les Championnats du Monde par équipe du 13 au 20 mai à Brastislava (Slovaquie) et les Championnats d’Europe individuels et par équipe à Lasko (Slovénie) du 26 septembre au 6 octobre. J’espère que la France, tout en parvenant à faire émerger de nouvelles têtes, parviendra à rester sur le podium du classement des nations. Un rang obtenu lors des Jeux Paralympiques.

Après un trimestre comme directeur sportif, avez-vous pu faire le tour du poste ?

Au niveau national, oui. J’ai bien vu ce qu’il y avait à faire au niveau du fonctionnement de la commission en France. Il me faut maintenant découvrir le niveau international. J’ai hâte de me rendre à l’open de Lignano (Italie), du 2 février au 5 mars. Cela va me permettre d’échanger avec les cadres des autres pays, de comparer notre fonctionnement par rapport aux moyens dont on dispose et de comprendre comment les uns et les autres avancent. J’espère aussi pouvoir me faire une idée plus précise des problématiques françaises à l’international.

Parlez-nous un peu de vos projets en France ?

Je les ai présentés lors de la première réunion de la commission, samedi 7 janvier. Il y a le volet formation, développement. Nous allons apporter des outils (mallette pédagogique, valise de matériel de tennis de table) aux comités régionaux et départementaux pour inciter les éducateurs et les CTR à proposer l’activité tennis de table. Nous voulons aussi mener une action pour aider les clubs handisports et les sections à aller vers les centres pour promouvoir le tennis de table. Par ce biais, nous pouvons recruter et si possible utile. C’est-à-dire, sensibiliser des femmes, et des joueurs des classes de handicap important. Nous connaissons un vrai déficit en termes de joueuses et les « petites classes » peuvent plus rapidement atteindre le très haut niveau.

Et durant le stage de février nous allons aussi dispenser une formation aux entraîneurs ayant le CQH ou un BE tennis de table. L’idée est de permettre à ceux qui sont concernés personnellement ou par leur quotidien par un plan de performance local. Actuellement, nous avons six inscrits mais les inscriptions pour ce stage prévu à Montrodat (Lozère), du 5 au 10 février, restent ouvertes. Les entraîneurs présents pourront ainsi voir les problématiques des joueurs de haut niveau handisport.

Et sinon ?   

 

Il y a le volet « jeunes. Dans le cadre du projet de performance fédéral, j’entends en tennis de table, comme dans les autres sports organisés au sein de la FFH, mettre en place un parcours d’accession à la performance pour favoriser un renouvellement permanent en équipe de France, le collectif Relève Nous allons aussi organiser, du 5 au 10 février, un stage avec une partie des membres de l’équipe de France et ouvert, sur inscription, à des joueurs ayant le niveau international ou à des jeunes qui aspirent à l’atteindre. Actuellement, en plus des joueurs de l’équipe de France, ils sont 17. Cela va permettre un brassage et donner envie aux plus jeunes de bosser pour y arriver.

La Fédération Française Handisport conserve donc la gestion du tennis de table. Qu’en pensez-vous ?

Je n’ai pas assez de recul pour savoir si c’est une bonne chose ou pas. Mais cela me paraît normal au regard du peu de détermination affichée pour récupérer la délégation. Je pense qu’une seule et même fédération peut organiser l’ensemble de l’activité française mais cela doit s’anticiper. Ne pas se faire à n’importe quel prix.

Craignez-vous que cette décision freine le rapprochement entre les deux fédérations ?

Non. J’en veux pour preuve le stage handi-valide organisé du 19 au 22 décembre à Cérat (63). Il y avait 45 jeunes valides venus des différents pôles et 10 jeunes joueurs « debout » handisport. Cela s’est très bien passé et en fonction des dates et des disponibilités de chacun, il est envisagé de reconduire l’opération. Par ailleurs, je vais reprendre rapidement contact avec les dirigeants fédéraux pour remettre en place la Convention afin de maintenir, voire de renforcer nos liens. Je pense notamment à former encore plus les éducateurs pour permettre aux clubs valides d’accueillir idéalement les personnes en situation de handicap. // J. Soyer

© G. Picout

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