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Rencontre avec Olivier Simao

11 janvier 2021
Une fois par mois, nous partons à la rencontre de ces personnes qui donnent de leur temps pour la FFHandisport et qui s’investissent chaque jour pour faire bouger les lignes, que ce soit dans un club ou un comité. Pour le portrait du mois de janvier qui va lancer la saison 2 de cette rubrique, c’est Olivier Simao qui a répondu à nos questions sur son engagement dans le tennis de table et au sein du mouvement handisport.

Quel est votre rôle actuel au sein de la FFHandisport ?

Olivier Simao : Je suis formateur pour les Diplômes d’État, les Certificats de Qualification Handisport (CQH) dans le tennis de table. J’ai un brevet d’Etat d’éducation sportif premier degré et son équivalent pour le handisport. Et ce brevet d’État, je l’ai transformé en diplôme d’entraîneur (DEJEPS). J’ai eu l’occasion de participer à l’organisation des Jeux de l’Avenir à Valence, ou encore d’accompagner certains jeunes lors de différentes manifestations sportives ou des regroupements de stage !

J’interviens également sur des formations auprès de la Ligue Auvergne-Rhône-Alpes tennis de table ou encore sur les stages JAP (Jeunes à Potentiel). Cela fait une dizaine d’années que je suis dans le mouvement handisport !

Qu’est-ce que votre fonction vous apporte sur le plan personnel ?

O.S. : Un côté valorisant ! Quand la fédération vous appelle pour vous dire qu’elle a besoin de de vos compétences, il faut dire que c’est gratifiant. On se sent un peu plus important par rapport à tout ce que l’on peut apporter.

Quelques précisions sur votre parcours professionnel ?

O.S. : Je travaille au sein de l’ASPTT Romans (dans la Drôme) en tant qu’éducateur tennis de table ! Auparavant, j’étais au club de Dijon et c’est Sébastien Messager qui travaille à la FFH et qui m’a convaincu de passer ce brevet d’État handisport ! Je l’ai écouté et j’ai décide de me lancer dans l’aventure. J’ai participé au développement du handisport à Romans-sur-Isère en ouvrant notamment une section dédiée à la pratique.

Un événement passé vous a-t-il marqué ?

O.S. : Le Top 12 à Sainte-Foy-lès-Lyon ! C’est un événement qui a eu lieu au début des années 2000 et j’ai eu l’occasion de voir des joueurs de tennis de table en situation de handicap. J’ai donc découvert la pratique handisport pour la première fois et malgré l’appel du pied de mon ami Sébastien, je pense que ça émergeait déjà dans ma tête. Inconsciemment, j’étais déjà dans le mouvement avec cette envie d’en savoir plus !

Quelle est votre motivation au quotidien ?

O.S. : Être avec les jeunes est un véritable moteur pour moi ! Mon rôle de formateur aussi, avoir la chance de transmettre et d’apprendre aux futurs jeunes entraîneurs est quelque chose de très plaisant. C’est intéressant de pouvoir utiliser plusieurs casquettes, de changer de vision des choses et d’apporter du vécu et de l’expérience. 

Pouvez-vous nous raconter votre entrée dans le mouvement ?

O.S. : Il y a plusieurs éléments moteurs. Tout d’abord, la compétition handi que j’ai eu le chance de pouvoir découvrir. La possibilité aussi de mettre à profit mon métier de formateur, de pouvoir accompagner les personnes en situation de handicap me paraissait louable. Mon expérience de bénévole lors d’un stage de préparation des joueurs de l’équipe de France, juste avant les Jeux de d’Athènes (en 2004), m’a également donné envie de me lancer dans le mouvement. C’est cette somme de petits événements avec bien entendu l’apport de Sébastien qui ont permis tout ça !

À vos yeux, quelle est votre plus grande réussite ?

O.S. : C’est une réussite mais elle n’est pas sportive ! J’ai un joueur (Benoit Besset) qui évolue en national et dont je m’occupe depuis 4-5 ans et ça fait quelques années que je le pousse à passer son permis de conduire. Il l’a finalement obtenu et je suis assez fier d’avoir réussi à le convaincre, notamment par rapport à l’autonomie lors de déplacements sur des stages par exemple ou pour des entraînements. Si on veut se tourner vers le haut niveau, c’est primordial d’avoir un degré d’autonomie satisfaisant. Il s’en est donné les moyens et je pense y être pour quelque chose.

Est-ce qu’une personne en particulier vous a marqué ?

O.S. : Sébastien forcément ! Il m’a beaucoup marqué car il a été la petite étincelle qu’il me manquait pour aller vers le mouvement handisport et je pense que s’il n’avait pas été là, je n’aurais peut-être pas osé faire définitivement le pas … 

J’ai beaucoup de bons souvenirs de la préparation aux Jeux d’Athènes et ça me fait forcément penser à Jacques Secrétin. Je ne l’ai pas côtoyé mais il était un des entraîneurs de l’équipe de France à ce moment-là et il a marqué toute une génération.

Une phrase pour convaincre quelqu’un de se lancer dans le mouvement ?

Olivier Simao lors du stage Jeunes à Potentiel 2019. © G. Picout

O.S. : Essayez c’est adopter ! C’est que je pourrais dire aux parents qui voudrait que leur enfant découvre le tennis de table handisport mais aussi d’autres pratiques.
Une fois rentré dans le mouvement, on a du mal à en sortir et aujourd’hui, je ne me verrai pas ailleurs que dans le handisport !

Rédaction : S. Grandol


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