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Indispensables bénévoles

3 septembre 2019
Ils sont présidents de comité, de club, cuisiniers, chauffeurs, assistants, guides ou entraîneurs… Les bénévoles apportent leur expertise, leurs bras ou leurs jambes, leur sens de l’organisation. Leur altruisme et leur passion avant tout. Ils garantissent l’âme, la convivialité et la pérennisation des instances et des structures dans lesquelles ils œuvrent. S’ils restent souvent dans l’ombre, chacun d’entre eux contribue, à son niveau, au bon fonctionnement des manifestations, des animations et des compétitions. Ils dynamisent le mouvement handisport. Coup de projecteur sur cette famille en quête permanente de renforts.

Tout ce qui est rare est précieux. Cette maxime s’applique aux bénévoles, qui donnent de leur temps sans rien attendre en retour. « Un bénévole ne compte pas ses heures. Altruiste, curieux, il s’épanouit en aidant son prochain  », définit Marc Pillot, président du Club des Volontaires du Sport (CVS). Il préside cette association abritée par la Maison du sport français à Paris et créée en 1998 sous l’impulsion de Nelson Paillou, président du Comité National Olympique et Sportif Français entre 1982 et 1993. Le but de ce club : mettre en contact des organisations sportives valide ou handisport et des bénévoles. Il collabore avec la Fédération Française Handisport depuis 1996 et les Jeux Paralympiques d’Atlanta. « Je me souviens bien de cette première. Nous étions à la Fédération à Paris pour emmener les sportifs de la délégation à l’aéroport. Je ne connaissais pas ce milieu, alors croiser des personnes sans bras ou sans jambe m’avait marqué. Mais ils nous mettent tellement vite à l’aise et facilitent tellement l’échange que nous avons très vite oublié le handicap  », partage-t-il. Aujourd’hui, Handisport figure en tête des priorités de l’association parisienne. « Les organisateurs FFH ou estampillés FFH sont toujours reconnaissants. Ils n’oublient jamais de valoriser et remercier nos adhérents », justifie Marc Pillot. « On n’attend rien de particulier, si ce n’est du respect. »

Une érosion marquée depuis 2005

L’Euro d’haltérophilie, le meeting HOP à Paris où une soixantaine de bénévoles du CVS intervient sur l’ensemble des postes que regroupe de telles organisations, figure au tableau de chasse de l’association. « Il y a des chauffeurs, des personnes au service presse, des placiers dans les gradins…  », énumère, sans être exhaustif, Marc Pillot. Jean-Loup Forat, également membre du CVS, est un fidèle de l’open international de tennis en fauteuil parisien. « Ces événements annuels permettent de revoir des personnes, de tisser des liens au fi l des éditions. Certains enchaînent les tournois pendant plusieurs semaines d’affi lées et nous laissent parfois des lots qu’ils ne peuvent pas ramener avec eux  ». Volontaire, c’est aussi pour lui la possibilité de vivre des temps privilégiés avec des stars. « J’ai véhiculé Usain Bolt toute une journée  », se souvient Marc Pillot. Néanmoins, séduire de nouveaux bénévoles est de plus en plus diffi cile. « Depuis 2005, on constate un vieillissement et une érosion sévère  », assure Marc Pillot, 64 ans. 

« Il y a davantage d’individualisme dans la société et les rythmes de vie des actifs ont changé. Le volontaire vient picorer ce qu’il l’intéresse mais ne s’investit pas sur les
autres animations du club ou de l’association. On a perdu de la convivialité. C’est gênant parce que c’est ce qui fédère et permet le renouvellement. » Le mouvement handisport n’échappe pas à cette réalité. Mais il n’en souffre pas plus que d’autres milieux. (…)

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Rédaction : J. Soyer / Photo : D. Echelard


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