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Bowling sourd : Alexis Divol nommé responsable de la discipline

15 juillet 2026
Alexis Divol, jeune international français de bowling, a été nommé responsable du bowling sourd au sein de la Fédération Française Handisport. Une nomination qu’il attendait depuis plusieurs années et qu’il aborde avec l’envie de redonner un nouveau souffle à une discipline qu’il pratique depuis l’enfance.

Une nomination attendue de longue date

« J’ai accueilli ma nomination avec un grand plaisir », confie Alexis Divol. Cette responsabilité, il la visait depuis quelques années déjà. Son moteur : une passion intacte pour le bowling et la volonté de ne pas voir la discipline sourde disparaître. « Je ne voulais pas voir le bowling sourd disparaître sans rien faire. Je veux montrer que jouer au bowling, c’est génial, et que c’est un sport complexe, malgré une apparence simple au premier abord. »

Un parcours façonné par le bowling en famille

À 27 ans, Alexis Divol mène de front une carrière dans l’enseignement et une trajectoire sportive de haut niveau. Il co-enseigne aujourd’hui les mathématiques et la physique-chimie au lycée Mandela de Poitiers, une appétence pour les chiffres qu’il attribue en partie au bowling lui-même : « Mes compétences de calcul, je les dois au bowling, à force de calculer mon score maximal, celui de l’adversaire, et les réactions de la boule. »

Avant de s’y consacrer pleinement, il a touché à plusieurs disciplines – athlétisme, tennis, rugby, ping-pong – mais le bowling est resté une constante, malgré plusieurs tentatives d’arrêt par lassitude. « Je finis toujours par revenir, pour X raisons. »

C’est dans l’enfance, en accompagnant ses parents à leurs entraînements, que sa passion est née. Un lien familial qui s’est prolongé jusque sur les pistes internationales : Alexis Divol a porté le maillot de l’équipe de France à quatre reprises (Europe 2018 à Munich, Mondial 2019 à Taoyuan, Mondial 2023 à Munich, Europe 2024 à Bruxelles), dont trois fois aux côtés de son propre père, en doublette et en quintette. Un souvenir marquant reste leur 8ᵉ place mondiale à Taïwan, à quelques rangs du top 4 visé.

Priorités : maillage territorial et transmission technique

Sa priorité immédiate : développer la présence du bowling sourd dans les grandes métropoles. « Le fait qu’il n’y ait pas de club de bowling sourd à Paris, Lyon ou Toulouse me paraît illogique. »

À plus long terme, sa vision est structurelle : que chaque club ou région dispose d’au moins une personne diplômée d’animateur de bowling, afin d’organiser des regroupements réguliers – par exemple tous les trois mois – autour du travail technique.

Conscient de découvrir encore le fonctionnement de la FFH, Alexis Divol affiche sa volonté d’apprendre pour mieux collaborer avec la Fédération, dans l’intérêt de la discipline.

Un argument pour convaincre : le coût de la licence

Pour attirer de nouveaux pratiquants, Alexis Divol met en avant un argument concret : une licence sourde permet de jouer moins cher en sortie familiale, à environ 3€ la partie contre 7 à 8€ habituellement, selon les centres.

Parmi les atouts de la discipline, Alexis Divol met en avant son accessibilité intergénérationnelle : praticable dès 6 ans et sans limite d’âge haute, le bowling permet à des familles entières de partager la compétition – grands-parents, parents et enfants dans une même équipe, une configuration presque unique en dehors de la pétanque.

Le principal défi reste le renouvellement des générations : l’âge moyen des pratiquants dépasse aujourd’hui 40, voire 50 ans.

Ce qui le motive

« Ce qui me motive dans ce rôle, c’est de rester connecté et attaché au bowling, et d’y apporter ma philosophie. » Une philosophie qu’il résume en une formule : faire vivre une véritable renaissance du bowling sourd.

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