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Rencontre avec Thomas Roch

29 avril 2021
Une fois par mois, nous partons à la rencontre de ces personnes qui donnent de leur temps pour la Fédération Française Handisport et qui s’investissent chaque jour pour faire bouger les lignes, que ce soit dans un club ou un comité. Pour le portrait du mois d’avril, c’est Thomas Roch, arbitre de basket-ball fauteuil national et international, qui a répondu à nos questions sur son investissement de longue date au sein du mouvement handisport.

Quel est votre rôle actuel au sein de la FFHandisport ?

Thomas Roch : Je suis arbitre territorial pour la commission de basket-ball fauteuil depuis 13/14 ans et je fais partie des 6 arbitres français à avoir le niveau international, que j’ai obtenu en 2013. 

Hors période actuelle, mon quotidien se compose d’un stage de début de saison sur 2 jours, avec un recyclage théorique (QCM, vidéos, ateliers pratiques/théoriques sur de la technique ou des connaissances fauteuils). Par la suite, la saison débute fin septembre début octobre et est précédé de quelques matchs amicaux. Les matchs de classement se jouent quasiment tous les weekends. On est prévenu quatre à six semaines auparavant afin de pouvoir bien s’organiser ! J’essaye de suivre le classement, les transferts et les changements d’entraîneurs pour me tenir au courant. 

Pouvez-vous nous raconter votre entrée dans le mouvement ?

T.R. : J’ai fait un parcours STAPS et à la suite de mon intégration en DEUST (filière professionnelle) sur Dijon, j’ai participé à une journée sur le handicap organisée par la fac. On avait pour mission de mettre en place différentes activités. On m’a confié le torball, discipline que je ne connaissais pas. J’ai également pu découvrir l’univers du handisport et notamment le basket-fauteuil. Étant déjà arbitre, je m’y suis intéressé à la pratique handi et l’année suivante, je me suis réorienté en activité physique et adaptée !

Par la suite, j’ai eu des cours sur le basket-fauteuil et la natation (sur les blessés médullaires). J’ai eu la chance d’aller pratiquer et de voir comment se passait l’activité basket dans un club à Montpellier. J’ai décidé d’aller tenter ma chance en handisport et j’ai découvert un univers très sympathique qui m’a tout de suite plu !

Qu’est-ce qu’il vous apporte sur le plan personnel ?

T.R. : Arbitrer c’est faire des choix, et le choix le plus compliqué c’est de siffler ! Ce que je trouve le plus gratifiant, c’est arriver à ne pas siffler mais à tout de même se faire comprendre sans avoir à parler.
L’arbitrage, c’est indiquer la direction que l’on souhaite donner au jeu et la direction la plus simple, c’est quand on la donne avec le coup de sifflet. Là où la réussite est pleine, c’est lorsqu’on arrive à diriger une rencontre sans coup de sifflet mais avec une communication non-verbale (gestes, regards, etc.) ! C’est un des éléments qui me satisfait le plus dans mon quotidien.

Comment nourrir la motivation au quotidien ?

T.R. : Il faut d’abord être amoureux du sport ! Pour moi, on fait partie intégrante de la discipline et c’est important d’avoir pratiqué et de connaitre les notions techniques du sport que l’on arbitre. Pour renforcer les connaissances mais aussi le respect au niveau des joueurs et des coachs, il faut vivre et ressentir les choses et ainsi, ne pas hésiter à être aussi des acteurs de la pratique handisport !

La vérité du terrain, c’est par là que le plaisir se façonne et que le quotidien se sublime.

Avez-vous un métier à côté ?

T.R. : Je suis professeur d’EPS contractuel depuis 2015.

Êtes-vous passionné par le sport ?

T.R. : J’ai fêté mes 39 ans il y a quelques mois et j’ai passé la majorité de mes années à arbitrer ! Depuis l’âge de 17 ans, je sais que c’est quelque chose qui me plait et même au-delà de l’arbitrage, je trouve un réel plaisir à faire partie intégrante du jeu.

Pour être prof d’EPS, il faut bien entendu être passionné de sport et peu importe la discipline, j’ai besoin d’échanger, de vivre et de m’inspirer !

À vos yeux, quelle est votre plus grande réussite ?

T.R. : Ma plus grande fierté, c’est d’avoir participé aux Championnats du Monde jeune (-23 ans) de Toronto en 2017 ! Ça faisait 4 ans que j’étais à l’international et j’ai eu la chance de rencontrer les meilleurs jeunes mondiaux. J’ai été très surpris de la qualité des installations, des compositions d’équipe et la connaissance de jeu de certains techniciens ! Pour moi, c’était vraiment une belle expérience et un moment honorifique d’aller représenter la France. 

Un événement passé vous a-t-il marqué ?

T.R. : Je citerais ces fameux Championnats du monde jeune à Toronto ! C’était ma première sortie à l’international et ça marque forcément pendant longtemps.

Au niveau national, il y a aussi de la fierté lors des finales ou sur les matchs de Nationale B car c’est grâce à l’arbitrage du quotidien qu’on peut se faire une place sur des compétitions un peu plus prestigieuses.

Une personne ?

T.R. : Jean-Paul Soriano ! J’ai rencontré un homme très humble et qui avait envie de partager. C’est une personne amoureuse du basket (tout d’abord dans l’univers des valides, puis dans le handisport), qui a été joueur puis entraîneur. Il a fait de très belles choses et vécu des moments mémorables en équipe de France !

Il y aussi Valérie Farrugia, qui nous a formé à l’époque où je suis arrivé.

Ce sont des gens qui marquent, qui donnent beaucoup et à qui on souhaite ressembler.

Une phrase pour convaincre quelqu’un de se lancer dans le mouvement ?

T.R. : Si vous êtes passionné par une activité sportive, venez la découvrir dans le monde handisport. Elle vous apportera encore plus de satisfactions, d’échanges et de bonheurs par les rencontres qu’on y fait !

Rédaction : S. Grandol


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