Aller sur le site du WPA Paris 2023
A+A-

Sébastien Bichon, une vie d’aventures

14 septembre 2022
Chaque mois, la FFHandisport revient, à travers une série de portraits, sur ses anciens champions. Rencontre avec Sébastien Bichon, médaillé de bronze en paracyclisme aux Jeux de Sydney (2000) et qui multiplie aujourd’hui les aventures à vélo. 

Pour Sébastien Bichon, l’aventure sur un vélo a commencé à l’issue d’un job étudiant. Après avoir travaillé tout l’été au cœur des Alpes, il décide de rentrer chez lui, dans le marais Poitevin… à deux roues. 765 km et trois jours plus tard, le voilà piqué par le virus de la petite reine, et il prend vite une licence avec la Fédération Française de Cyclotourisme. « J’ai été amputé à l’âge de quatre ans. Le vélo, c’est plus adapté à mes contraintes physiques », estime le cycliste.

Rapidement, il progresse, puis on lui fait découvrir le handisport en 1996. Dès sa première saison, il devient champion de France sur piste, succédant à celui qui deviendra son amical rival tout au long de sa carrière, Patrick Céria. Quatre ans plus tard, le voilà qualifié pour les Jeux de Sydney. « Je n’étais pas du tout favori sur la course en ligne, mais j’ai réussi à bien négocier. À l’arrivée, je ne savais pas si j’étais 3e ou 4e, ça s’est joué à la photo-finish », se souvient le Deux-Sévrien.

Trois semaines au Maroc comme préparation

© Facebook Sébastien Bichon

Au final, ce sera une médaille de bronze, obtenu également grâce à une préparation dans les montagnes du Maroc, à l’hiver 2000. Sa première aventure. « Je suis parti trois semaines seul avec mon VTT, j’ai roulé sur 1300 km de paysages magnifiques  », relate Sébastien Bichon. «  Je pense que c’était le bon choix, physiquement et mentalement. J’ai fait trois semaines de foncier, sans saturer mon entraînement. »

Nul doute que cette escapade dans l’Atlas lui a également donné le goût des grands défis. Après sa participation aux Jeux de Sydney, Sébastien Bichon s’entraîne pour une autre olympiade, mais se blesse quelques mois avant l’ouverture des Jeux paralympiques d’Athènes (2004). Il n’y aura pas de deuxième expérience olympique. Il décide alors de mettre un terme à sa carrière de haut niveau, mais n’arrête pas le sport.

Une soif de défis sportifs et humains

© Pierre Bouras

Bien des années plus tard, il se lance dans des défis sportifs. Le Mont-Blanc, en 2016. Le Free Hand’ise Trophy, course en binôme avec un collègue valide de son entreprise, la Macif, en 2018. Puis il décide de partager ces moments avec d’autres et prépare une deuxième ascension du Mont-Blanc, dans le cadre d’un projet  construit avec Julien Viroulaud, la « Cordée de la diversité ». « On a constitué une équipe avec des personnes aux profils très divers, on les a fait se rencontrer, puis on a monté le Mont-Blanc tous ensemble », se remémore le médaillé paralympique.

De cette aventure s’est renforcée une amitié avec un médecin, qui l’embarque ensuite dans l’aventure Born To Ride, un nouveau défi à vélo. 1 200 km entre Rambouillet et Saint-Lary… en moins de 120 heures. Quelques mois plus tard, il est sollicité par Marc Malterre, un ami cycliste non-voyant qu’il guide à la voix, chacun seul sur son vélo, dans l’ascension d’un col de montagne. 

Alors qu’il termine l’écriture d’un livre sur son parcours de vie, il prépare également une expédition de plusieurs mois en Amérique du Sud, prévue pour 2023. « On partira de La Paz pour 1200 km de VTT, avant de gravir le Nevado Sajama, point culminant de la Bolivie. On mettra ensuite le cap sur l’Argentine, pour gravir l’Aconcagua. » Encore un sacré programme pour ce père de trois enfants, que rien ne semble jamais arrêter.

Rédaction : S. Chauvet


À lire aussi

Retrouvez tous les portraits de la rubrique « Que sont-ils devenus »

Rejoindre un club et me licencier

Tout savoir sur les disciplines handisport

 

 

Autres articles sur ce thème : Actualité / Cyclisme / Que sont-ils devenus
haut de page