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L’équipe de France a repris sa marche en avant

25 septembre 2019
Marquée par un bilan tristounet lors de l’Euro 2017 (9 médailles, 2 or), la délégation tricolore espérait rebondir lors de cet Euro 2019 à Helsingborg (Suède). Avec douze médailles, dont trois titres (4 médailles d’argent, 5 en bronze), les Bleus terminent 3e du classement handisport des nations. Elle s’est remise sur la bonne voie mais il y a encore du travail.

L’équipe de France a retrouvé des couleurs en Suède, lors des championnats d’Europe disputés à Helsingborg la semaine passée. « C’est un bon cru 2019, situe le directeur de la performance pour la FFH, Pierrick Giraudeau. Cette équipe confirme sa capacité à performer au niveau international. Il y a eu une excellente dynamique avec beaucoup plus de victoires que de défaites et des équipes qui ont démontré leur capacité à pouvoir aller encore plus loin à court et moyen terme. Je salue aussi les nouveaux titres des Français en classe 2. Fabien Lamirault qui gagne en simple et par équipe avec Stéphane Molliens, toujours aussi compétitif. »

Qualité et densité

Avec douze médailles, trois en or, quatre en argent et cinq en bronze, les Français ont rempli le contrat. « Le bilan est positif puis que l’objectif était de faire mieux qu’en 2017. C’est chose faite », pose Stéphane Lelong, le directeur sportif de la discipline pour la FFH. Les Bleus terminent 3e du classement des médailles. Avec un titre supplémentaire, ils étaient premiers. « Quand on sait que nous avons perdu trois finales par équipe sur quatre… »

Les résultats restent néanmoins « encourageants et satisfaisants, appuie Norbert Krantz, directeur des équipes de France des sports d’été. Ce bon classement traduit la qualité et la densité de cette délégation. Des équipes et des individus font figure de valeurs sûres quand d’autres s’installent dans un statut d’outsider. Il faut donc encore monter d’un cran pour rivaliser avec la concurrence asiatique dans l’optique des Jeux de Tokyo. »

Des équipes au rendez-vous

La première satisfaction concerne les choix effectués avec Gréory Rosec, le head-coach, pour les épreuves par équipe. Les résultats valident la politique d’ouverture et de multiplication des chances. Si le duo Lamirault-Molliens, en classe 2, s’est montré intraitable pour décrocher l’or, le choix de viser une médaille en classe 3 et une autre en classe 5 a été payant. La paire Merrien-Noël en classe 3 termine en effet 2e. Tout comme le trio Thomas-Delarque-Savant-Aira en classe 5. « Même si nous espérions voir l’équipe Classe 5 conserver son titre et que nous pouvions croire en une médaille chez les classe 7 (Messi – Dourbecker), les équipes attendues ont répondu présent sur cet Euro. »

Témoins aussi, la médaille d’argent du binôme Bohéas – De La Bourdonnaye en classe 10 masculine et celle en bronze de la doublette Grundeler – Herrault en classe 6 homme. « La mayonnaise entre tous les joueurs a bien pris. Les plus expérimentés ont transmis de bons repères aux plus jeunes », se réjouit Grégory Rosec.

Des résultats prometteurs qu’il faut relativiser. La concurrence mondiale, avec les Asiatiques notamment, étant plus forte. « Nous en sommes conscients mais sur cette stratégie championnat d’Europe qui consistait aussi à donner de la confiance aux cadres et de l’expérience aux plus jeunes, les objectifs sont atteints », poursuit le head-coach.

Il faudra, maintenant, dans l’optique des Jeux, parvenir à qualifier ces équipes. Et notamment en classe 3 et en classe 10. Sylvain Noël et Gilles De la Bourdonnaye ont en effet encore un peu de chemin à parcourir. Mais les jeux restent ouverts. Parallèlement, le staff entend accentuer les regroupements afin de continuer à travailler les doubles, déterminants dans cette formule par équipe. « Mais aussi pour permettre un suivi plus régulier, plus précis, mesurer si le travail physique individualisé programmé que l’on prévoit de renforcer sera suivi, explique Stéphane Lelong. On entend améliorer l’évaluation de ces évolutions. »  

Les leaders présents

En simple, globalement, et si on excepte la contre-performance de Maxime Thomas, éliminé en quart de finale de la classe 4, les ténors ont tous tenu leur rang. Fabien Lamirault a été d’une sérénité absolue en classe 2. « Entre les Monde et l’Euro il roule sur l’eau. Il affiche un écart assez important entre lui et le reste de la concurrence. » Thu Kamkasomphou, elle, a tenu son rang en individuel, en remportant la classe 8 féminine. Quant à Florian Merrien, il a ramené une belle médaille d’argent. « Il restera quand même à essayer de régler le duel Molliens – Czuper en classe 2 puisque Stéphane a perdu deux fois contre ce joueur lors des deux dernières épreuves de référence », souligne Lelong.  
       
Parmi les éléments positifs, il y a le comportement et le niveau de jeu des jeunes et des joueurs ayant bénéficié d’une wild-card pour emmagasiner de l’expérience. « Je pense à Clément Berthier, Lucas Didier, au duo classe 6 qui fait médaille. Mais il y a aussi un bon retour de Fanny Bertrand. L’équipe formée avec Isabelle Lafaye a produit un bon niveau de jeu et les défaites, toutes serrées contre les trois meilleures, sont intéressantes. »

Le staff renforcé a également porté ses fruits. Notamment sur le plan technique. Menée avec savoir-faire par Grégory Rosec, l’équipe d’entraîneurs et relanceurs a bien fonctionné. « Grégory a été un coach très performant et il a bien encadré son staff, juge Stéphane Lelong qui remercie et salue l’implication de tous. Avoir plusieurs relanceurs a aussi permis de bien répartir les tâches et d’avoir une équipe d’encadrement en salle d’échauffement et une autre de coaches dans les aires de jeu. » Tout l’enjeu va désormais consister à pouvoir s’appuyer sur un staff aussi complet et en phase avec le nombre de joueurs qualifiés aux Jeux Paralympiques de Tokyo (25 août – 6 septembre). 

Rédaction : J. Soyer


Récapitulatif des médailles

Or (3)
Thu Kamkasomphou (classe 8)
Fabien Lamirault (classe 2).
Lamirault-Molliens en classe 2 par équipe.

Argent (4)
Florian Merrien (classe 3).
Merrien-Noël (classe 3 par équipe).
Thomas, Delarque, Savant-Aira (classe 5 par équipe).
Bohéas-De La Bourdonnaye (classe 10 par équipe).

Bronze (5)
Isabelle Lafaye (classe 2).
Anne Barneoud (classe 7)
Stéphane Molliens (classe 2)
Matéo Bohéas (classe 10)
Gründeler-Herrault (classe 6 par équipe).

 


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